- Ce sujet contient 14 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
EMA, le 24-10-2011 08:04.
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27 novembre 2007 à 17h54 #2737130
[quote]
Il y avait du vent, le sable, les bulles,
Dans une balle
Aux couleurs, qui rattrapaient le mur.EMA 😆 [/quote]
Une jolie lecture !!! 😆
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29 novembre 2007 à 16h54 #2737148
Merci chère Sandrine. Bon séjour chez Karine.
à vous deux
EMA 😆 😆Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses. -
4 décembre 2007 à 9h30 #2737244
Cher Honoré,
Cette eau brûlée n’est ni un devenir, ni l’avenir, mais tout un passé qui revient…
Merci d’être venu.

EMA 😆Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses. -
10 décembre 2007 à 16h07 #2737356
MERCI shangaan.

EMA 😆Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses. -
23 janvier 2008 à 8h14 #2738175
Merci chère candide.

EMA 😆Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses. -
30 avril 2009 à 11h17 #2738495
Venir…
Sur la table qui se vide et se remplit
La nappe vient aux roses. La lampe reprend du pays…
Lance diffuse des ligues qui se jettent dans le fleuve,
à la vitesse des feuilles, dans le partage des fruits.
Et dans la corbeille
l’attente des filles, est le rayon des fleurs.La fenêtre ravine ses fins. Le chemin grimpe tout en eau.
Entre les champs du frein qui grincent et les dents de scie qui s’enchaînent,
la complainte monte, de la main ailée du bûcheron ; aux cognées qui répètent à toute volée
son Nom à la forêt.Sur la planche des eaux
Le fond de l’automne, trempait la lame dans le bois humide des vents.
Le bois larmoyant allumait dans le feu,
le temps qui passe à refaire les Cieux, de craie blanche et d’ardoise bleue.
Je n’avais plus qu’une hâte… presser le temps.Et de mouiller mes yeux de l’autre côté du soir…
Les lointains pleuvaient, comme les vents feuillètent les légendes de la terre.
Et comme le flot happe le sableje suis venue,
de la plaine à la montagne
du passé aux voix de décembre.Extrait de L’ANNEAU DES LAMPES
Ema
Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses. -
1 mai 2009 à 18h07 #2738496
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10 mai 2009 à 12h56 #2738498
Encore merci à toi Pierre Louis.
Ema 😆Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses. -
21 juin 2009 à 16h30 #2738510
Bientôt, les champs de colza ouvriront leurs vannes de fleurs
Enflammeront les prés à côté des blés,
Précipitant le large, laissant leur débit brûler
Les voyages me donnant assez de couleur
Pour comprendre le rouge et le noir.
De toucher à leurs boutons d’or
Mes yeux ont appris dans les pages.
J’atteins mon histoire.« L’anneau des lampes »
Ema
Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses. -
24 octobre 2009 à 11h23 #2738532
Un rai de lys irise la campagne. Le silence se colore.
Doucement, le carreau s’en va dans l’eau. Les branches s’évaporent sous le flux de l’inertie. C’est la nuit, et l’allée qui finit.Les roses s’écoulent sans bruit. L’enceinte abonde de lianes écloses. Seuls, les pas des derniers passants crissent sur les cailloux lents. Tout entre dans les maisons, comme l’ordre établi s’enferme chez lui, dans un carton de solitude.
La pénombre aiguille son fil. La pente se réfugie sous l’anneau des lampes. Dehors…
L’infini des joyaux scintille. La lune luit comme un ruisseau.
Sur la tige
Le ciel forge des rêves que les enfants bercent, en étouffant un cri dans les iris.Soleil disparu derrière les coteaux
Sans plus de trait qui vive, ni de forme qui s’invente, le jour se replie dans le manteau de la nuit. Créneau lunaire traçant mes rivages, aux cordées du vent, l’imperceptible grandit…Colonne de pierre
Au poids des cendres, chaque porte pousse son mal qui rouille et réveille la scie… La peur longue comme un puits…
L’eau frissonne comme un mois de novembre.« L’anneau des lampes »
Ema :
Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses. -
21 décembre 2010 à 12h55 #2738622
À perte de vue
Les sillons se déversaient dans les courbes de longue haleine, ondoyant vers le large. Des semis de pierres jonchaient les pâturages, comme les fleurs printanières à leurs premiers pétales. Les troupeaux broutaient paisibles, blanchissant l’âpreté du pays lent.
Quelques villages émergeaient des appentis boisés… Les maisons, semées ça et là, freinant le bain de solitude ; cassant les hectares avec leurs haies taillées de pans.
Au bout de la ligne droite qui s’argente de fil et du feu qui s’égoutte, des brassées de nuages moissonnaient le ciel ! Puis…
La masse a changé. Plus vite que la robe du soir qui se fend à la lisière des couchants !Martelant le silence. Ciselant les frontières.
Évinçant la vallée, d’atteindre le front de la sphère. Dans un déluge de pierres… La montagne est venue, comme les hêtres allaient dans le sens du vent.
De chaque côté de la départementale
Le paysage défilait. Grandiose ! Féerique à ce stade de tons qui m’enlèvent ! Entre les soleils, les versants s’illuminaient : souches de mauves, fondus de bleus acérés d’acier ; courants accélérés d’ocres, d’orangés, superposant les pentes.
La lampe veillait !De percer un mystère
Sous un parasol d’eaux qui s’éclairent. Au milieu de cette immensité étourdissante…
Des abysses je remontais les lacs, gagnais de l’altitude, réalisant mon rêve en plein ciel !… venir à des lieues qui partaient depuis l’enfance ! J’étaisSur la route des verriers
Vouvoyant les montagnes. A deux fenêtres du jour.
Les arbres avançaient, portés par l’autan. Je pénétrais dans les coulisses par un silence solennel, de la beauté qui fige les airs, et lie l’immortelle à l’image du ciel.Sous la voûte grandissante des étoiles, où serait quand ?
De toujours le chercher, le perdre de vue dans ses mailles profondes, qu’approcherais-je au bout de l’espérance, de mes naissances ?
Les fleurs se trament comme un deuil de larmes.« L’anneau des lampes »
Ema
Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses. -
4 janvier 2011 à 10h44 #2738623
Sur une place d’hiver.
A la clôture des ombres. Dans la sablière des vents qui tombent.
A l’essieu de la terre. Entre deux rondes. Froissant les neiges.
Les larmes assez chaudes pour atteindre leur nombre.
D’une seule pleine. Sous la tenaille qui gronde.
Le puits a rempli l’échelle des pluies et le gouffre des jours sombres.
De vivre une seconde de plus dans mes heures perdues… J’ai marché sans relâche sur un chemin épineux, dans la broussaille des pierres, à refaire les jours… Marie !Maman qu’as-tu fait ? Tu m’as séparée d’elle ! Moi qui voulais vivre d’aimer… Aimer n’a fait que passer, comme s’il ne pouvait plus se rapprocher de nous, tellement le temps le brisait dans ses retours.
Quand d’elle, je cours
Comme la tuile sur le toit. Comme l’ivresse relance la route.
Comme le vent ! Comme la source !…
Comme l’espoir
J’aimerai descendre en lampe autour du chevet pour coucher les mots justes qui vont sans galets, de la tempe à la bouche, d’atteindre le miroir de ses yeux dans le soir.C’était un jour comme les autres. Ni trop beau, ni trop gris, avec juste un peu de soleil et une goutte de pluie. Le feu nous invitait à la veillée.
Les braises rouges et bleues promenant leur chaleur ronde autour de nous… L’odeur des crêpes embaumant la maison…J’avais faim. J’avais soif. La tête en fête ! Les paroles allaient. Les confidences venaient. La nuit avançait, la montagne dans mes pas.
J’ai demandé quelles avaient été les noces d’alors… Pour grimper les marches jusqu’au sommet du destin… Voir Marie se dessiner à travers le carreau d’une pensée qui aboutirait.
Quel sens s’est perdu dans la mémoire de nos lumières ? Pas un seul de nos jours ne s’est pris dans les branches sans que j’y pense… Haut ! Toujours plus haut !… Toutes les pierres faisant un mur !… Comme le soleil mord la poussière, mille étincelles renversant l’azur !…Maman, qu’ai-je dit de plus ?… Qu’as-tu entendu de trop, qui glaçait le timbre de la pluie dehors, pour répondre si fort à ma prière ?… A la fin de tes lèvres, je n’y voyais plus ! Le feu brûlait, et ma tête tournait… Marie !…
Marie. J’étais sans elle.Dans les larmes qui entrouvraient le sol
Elle s’est affaissée comme un fardeau dans une chute d’eau, des ponts de l’aurore.
Irréelle.
Tombant d’une fleur, attachée au rêve. Sa robe se couchant dans un nuage froissé de feuilles.
Le vent bruissait à ses côtés pour une hauteur de légèreté, et son parfum s’est séparé de son corps.
Elle est partie
Pareille à la nuit dans sa douceur de femme.
Les yeux qui se ferment de l’autre côté, de contenir le monde. La main dans les étoiles.
Soleil qui glisse comme une orange qui rattrape le sol.Nous cherchant l’une et l’autre dans la pluie nacrée
Les airs bercés d’oiseaux argentés, envolés dans l’hiver… Coulées de vivre qui ne s’achèvent jamais… De l’ombre écrasée au soleil enivrant… Pour une note future qui enflammera les prés…Devenir feuille pour remplir le vent
D’écriture détachée de l’ombre
Sablée de pierres parcourant le temps.
Aller par le monde dans la danse de tes pas
Les sabots mouillés de lune, au fond des pailles nouées
Nous habiterions une maison sans hauteurs
Avec juste une clé
Pour fermer la plus sombre des blancheurs
Et sous le porche, un sourire murmuré
S’allumerait, de chaque côté de la porte.Entre deux nuages qui s’espacent
Je disparais dans le lac de ses yeux, l’instant de reprendre quelques nœuds dans les distances, de mon père, de ma mère, pour un moment de lumière, de rayons verts, de sons bleus sur la pierre.« L’anneau des lampes »
Ema
Toi l'ineffable devenir,
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21 octobre 2011 à 21h39 #2738649
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24 octobre 2011 à 8h04 #2602595
Venir…
Je suis venue au monde, telle la rosée épousant le pré entier.
Octobre courait aux feuilles.
J’entrais déjà, par la dernière fleur, dans la force pourpre de l’automne
de l’enfant qui demande, à la lueur qui tremble.
Au-dessus du berceau, autour de la lampe,
combien ont cherché dans mes veines, le sang qui coulerait de l’espoir.
Les autres étant partis, serrés dans les blés ;
semant et ressemant, plus haut dans le souffle,
aux bras du moulin qui tournaient, jusqu’à perdre le vent.
Je suis venue à l’arbre, en pleine forêt, vingt ans après les aînées,
la robe faite de l’âge.
Naissant ; naissant dans les branches jusqu’aux printemps,
que les enfants mettent au monde et rendent aux étoiles.
L’orage ciblait le ciel, je mourus d’avance.
Venir…Longtemps
Je suis venue,
Haute dans l’herbe, pareille au jonc qui remplit la mare.
Je suis venue
Comme le vent scie le sable, sur le champ des eaux,
L’azur terré de lune.
Je descendais du front, les balles
Et les pas désordonnés des marchands de bulles,
Ont vu, se séparer les rues.
Je suis venue.
Les chuchotements, les dalles, se sont tus.
Il y avait du vent, le sable, les bulles,
Dans une balle
Aux couleurs, qui rattrapaient le mur.Extrait de L’ANNEAU DES LAMPES
Ema
Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses. -
24 octobre 2011 à 8h04 #2738650
MERCI Cyrael.
Amitiés

EmaToi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses.
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