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Un Noël Togolais

  • Ce sujet contient 7 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Erhan, le 25-04-2011 10:41.
  • Créateur
    Sujet
  • #2613669
    Erhan
      • Sujet: 121
      • Réponses: 1250

      La frustration que nous éprouvons est sans
      commune mesure !

      Nous avons l’impression d’être des moins que rien.
      Pourtant nous avons tout fait pour nous intégrer
      comme ils disent. Rien n’y a fait.

      Entre eux et nous, seule notre peau est différente.
      Et puis, nous n’avons pas, comme eux, une foule d’amis !
      Je parle de mes voisins.

      J’ai d’ailleurs démonté la sonnette, elle ne sert à rien !
      Oui, mes enfants et moi sommes seuls !

      Noël est une fête que je déteste !
      Les lumières artificielles ont remplacé celles
      qu’on devraient avoir dans le cœur.

      Oh ! Tout le monde affiche les signes de la fête.
      Ils devraient être religieux ! Mais au fait, c’est
      la tradition que l’on fête.

      Un de mes voisins m’a dit « Je ne suis pas croyant,
      mais quelle belle fête ! » Cela m’a choqué !

      Ca clignote, c’est animé, c’est horrible !
      J’ai même vu devant une porte « Welkom »
      Bienvenue à qui ?

      Pas à nous en tous les cas.

      Jamais un bonjour, c’est vrai que mon accoutrement,
      comme ils disent, n’est pas un atout pour briser
      le mur de l’intolérance.

      Je suis en habit traditionnel de la région d’ Atakpamé
      pas loin du Mont Agou,c’est tout ce qui me reste de
      mon pays!
      Je suis de l’ethnie des Ewé.

      Mon village est Djéré Houyé au Togo.
      C’est la région des plateaux, il y fait doux et la végétation
      est luxuriante.

      Un jour mon homme ; Balewa a décidé de traverser l’océan,
      pour avoir une vie meilleure disait-il.

      Les grosses vagues de l’océan froid nous ont jeté sur les
      rivages de ce pays froid et austère.

      Des gens nous ont conduit à l’intérieure des terres,.
      J’y suis depuis cinq ans.

      Balewa est mort, Dieu ait son âme.
      A l’hôpital « Le froid l’a tué » m’ont dit des sœurs
      de ma couleur de peau.

      Depuis, je suis une femme seule comme beaucoup
      de femmes ici.

      Dans mon pays, vivre seul n’est pas possible.
      Les esprits pourraient vous emporter.
      Et Dieu, lui-même ne pourrait rien faire !

      Il m’a laissé avec Coffi ; huit ans, Delayno ; douze ans
      et Fafa ; quatorze ans.
      Ils sont beaux mes enfants !
      Grands comme leur père et fiers comme moi !
      Ils ont en eux la force de l’Afrique, la bonté du
      voyageur et la gentillesse de mon pays.
      Je remercie Dieu de m’avoir donné les enfants que j’ai…

      Ils sont sages et travailleurs. Dieu n’aime pas
      les fainéants ! Nous habitons à Prontisse.

      Je suis femmes d’ouvrage dans une association
      pour femmes seules.
      Souvent les femmes d’ici me disent « Retourne chez
      toi, ici, il fait froid ! » Je ne sais pas si c’est de l’humour
      ou de l’ironie.

      Oh ! Oui, j’aimerais tant retrouver ma montagne, mes
      forêts, la gentillesse des gens, et par-dessus tout,
      ma famille.

      Mais voilà, les p’tits se sont occidentalisés, ils préfèrent
      la vie ici.

      Ils ont déjà perdu leur père, je ne veux pas leur faire
      perdre autre chose.

      Fafa est en apprentissage chez un électricien,
      son patron Giovanni est gentil avec lui, de temps
      à autre il lui laisse la responsabilité d’un chantier.

      Il lui dit souvent « je m’en fous que tu sois noir,
      quand on travaille on est tous noirs »

      Delayno est en sixième primaire, il est féru de sciences
      et d’histoire.
      Il voudrait devenir médecin.
      Ses points sont au-dessus de la moyenne.
      C’est un gamin formidable, il ressemble tant à son oncle.

      Coffi, mon p’tit ange, a les pires difficultés à l’école.
      Heureusement que Delayno l’aide tant et plus.

      Pour nous aussi c’est Noël, mais nous sommes seuls !
      J’ai fait des heures supplémentaires pendant tout le mois
      de décembre.
      Laissant souvent mes p’tits se débrouiller tout seul.

      Ils auront chacun un cadeau. Oh ! Pas trop cher,
      c’est l’esprit de Noël que je veux leur inculquer.

      Notre voisin est un vieux grincheux, Monsieur Demoulin
      n’aime pas les étrangers qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs.

      Pour lui, l’homme a des racines comme les arbres, il ne
      peut donc vivre où il veut. Il doit vivre là où il est né.

       » Vous êtes des pauvres déracinés, ce n’est pas de
      votre faute, mais moi, il faut me laisser tranquille !
      Je n’aime pas parler, alors ne perdez pas votre temps. »

      C’est un vieux bon homme, qui devrait mettre à profit
      sa sagesse pour les jeunes, mais je respecte son choix.

      Il est le seul à ne pas décorer sa façade.
      Je pense qu’il est très seul.

      Chez nous, pas de sapin, la fête est principalement
      religieuse. Nous prions, nous rendons grâce à Dieu.
      Nous prions aussi pour les disparus.

      Le repas est simple, il n’y a pas chez nous cette
      frénésie d’acheter des quantités de nourritures
      exagérées.

      Nous sommes la veille de Noël, les enfants ont chacun
      une occupation.
      Je m’affaire dans la cuisine qui est encombrée par un
      tas d’ustensiles.
      Je prépare des plats du Togo.; des abobo
      (escargots cuits en brochette), ,du koklo mémé
      (poulet grillé avec sauce piquante) et aussi des
      frites car les enfants les adorent.

      Le vin de palme n’est autorisé pour les enfants
      qu’à Noël.

      Quelqu’un frappe à la porte! Coffi vient m’avertir.

      Je vais ouvrir, c’est Monsieur Demoulin.

      -Veuillez m’excuser, Madame, j’ai une panne
      d’électricité.Je n’ai plus de lumière ni de chauffage.
      Je sais que votre fils est en apprentissage en électricité.
      La veille de Noël, je ne pourrai trouver personne.
      N’ayez aucune inquiétude il sera rémunéré.

      -Mon Dieu, bien sûr Monsieur, Fafa se fera un plaisir
      de vous dépanner.
      Fafa, mon chéri prend ta trousse à outil…
      -Combien prends-tu à l’heure mon gars ?

      -Monsieur, il ne peut vous demander des sous.
      Cela ne se fait pas entre voisins…

      -Je ne veux rien devoir à personne !
      -Dieu nous récompensera Monsieur !
      -Quel Dieu ?
      -Pas de blasphème chez moi ! Ici, c’est moi qui
      dicte la façon de se conduire, la vôtre n’est pas
      respectueuse.

      -Veuillez m’excuser, je ne voulais pas vous offenser.

      Allez mon gars, faut y aller.

      -Encore une petite chose Monsieur Demoulin, mon
      fils a un prénom. Il s’appelle Fafa ,ce qui veut dire
      « la paix en Ewé »

      -Bien, Madame. Allez Fafa, faut y aller…

      Durant deux heures, Fafa cherche la panne sans
      résultat. La pile de la lampe de poche rend l’âme.

      -Monsieur Demoulin, je suis désolé mais la panne
      est sérieuse.

      -Oh ! C’est pas grave, de toute façon y avait rien
      à la télé ! Fafa, tu as bien travaillé.

      Est-ce que tu fumes ?
      -Oui en cachette car maman se fâcherait.

      -Bon sang ! Et elle aurait bien raison !
      Viens, on va aller sur le seuil, la lumière de
      l’éclairage de la rue nous suffira.

      Tiens voilà, une clope.
      Tu sais mon gars, c’est une sacré maman
      que tu as.

      Elle est forte, pour vous élever toute seule.

      Moi, je suis tout seul, j’ai septante huit piges !
      Dans ma vie, on m’a fait tellement de mal que je
      garde mes distances, même avec des gens bien
      comme vous.

      Et aujourd’hui, je suis seul dans le noir.

      -Pourquoi, ne pas venir chez nous pour la Noël ?

      -Crois-tu que je le mérite? Moi qui ne vous ai jamais
      montré de sympathie.

      -Oh ! Maman,en serait très contente j’en suis persuadé.

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      Eh ben mon gars ! Je n’aurais jamais imaginé
      parler à quelqu’un en un jour pareil.

      Non Fafa, voici cinquante euros et encore merci.
      D’ailleurs j’ai quelques bougies.

      -Vous n’y pensez pas, il fait froid !

      -Vas-y mon gars!

      Alors Fafa,tu a su dépanner ce pauvre homme ?
      -Non maman.

      -Où est-il ? il n’a pas voulu venir?

      -Il a dit qu’il avait des bougies.

      -Mais il fait trop froid !

      -Je le lui ai dit mais il est buté, il m’a donné
      cinquante euro que j’ai pris pour ne pas le fâcher.

      -Ah ! S’il est têtu moi aussi ! Rester chez lui par
      un froid pareil.

      Les enfants soyez sages, Fafa donne-moi l’argent.

      La rue entière scintille de mille lumières.
      Je sens la ferveur qui peut régner chez les gens.
      J’arrive devant la porte de Monsieur Demoulin.
      Je frappe à la porte.

      Personne ! Mon Dieu !
      La porte est restée ouverte,je l’ouvre, une lueur
      scintille dans la cuisine. Je me dirige vers elle.

      Monsieur Demoulin est assis là, les yeux perdus dans
      le vide,les bras ballants.

      -Allons Monsieur Demoulin, soyez raisonnable,
      vous ne pouvez rester seul.

      -Comment vous appelez-vous ?

      -Allez venez, il fait bon chez nous !

      -C’est quoi votre nom ?

      -Gzifa.

      -Qu’est-ce que ça veut dire ?
      -En Ewé ça veut dire ; elle est là.

      -C’est joli, Madame Gzifa.

      -Est-ce que vous venez Monsieur ?

      -Oui, si vous venez avec moi.

      -J’ai toujours cru que les anges gardiens
      étaient blancs, je me suis trompé.

      Ma chère Gzifa vous êtes très gentille, ma vie
      s’arrête ici. Je ne veux plus vivre, je ne suis
      pas un chien ! Ma route s’arrête ici.

      -Ah non ! Au Togo, les sages comme vous ont
      leur place dans la société.

      J’ai perdu mon mari, mes enfants n’ont pas
      de sages qui leur montre la route, ils n’ont pas
      non plus de conteurs.
      Nous avons besoins de vous !

      -Je ne suis plus bon à rien! C’est un beau jour pour partir.
      Vous ne trouvez pas?

      -Et votre famille ?

      -Il ne me reste plus aucune famille.

      -Assez ! Ma famille nous attend. Si vous le désirez encore
      vous rejoindrez votre maison après le repas de Noël.

      -Je viens pour vous et les enfants, ça sera pour moi un
      adieu à ce monde que je déteste!

      -C’est comme vous voudrez…

      Pendant mon absence les enfants ont préparé la table.
      Lorsque nous entrons leurs yeux sont étonnés et émerveillés.
      C’est la première fois que quelqu’un vient le jour de Noël.

      -Allez les enfants, veuillez débarrasser Monsieur Demoulin.

      -Appelez-moi Jean, je vous en prie.

      Coffi, prend la main de Jean et guide le à travers
      l’appartement en direction du fauteuil .
      C’est un geste fort de la part de mon p’tit !
      Personne ne s’y est assis depuis son décès.
      Jean me regarde, je ne sais pas comment il l’a deviné.

      -C’était la place de Monsieur votre mari ?

      -Euh ! Oui, maintenant c’est la vôtre.

      Coffi tire si fort sur son bras que Jean se retrouve assis.
      Coffi,s’assied près de lui.

      -Papy Jean,vous connaissez des histoires ?

      -Je ne suis pas ton papy!
      Je ne connais pas d’histoire. Va regarder la télé mon petit.
      -On a pas de télé. Et puis tu es vieux, maman
      dit toujours que les anciens doivent raconter
      des histoires pour que les jeunes évoluent dans la vie.

      -Laisse Jean tranquille mon chéri.Va plutôt servir l’Awooyo.

      -Qu’est-ce que c’est ? Demande jean.

      -Une bière brune , la belle brune du terroir togolais.

      -Je ne bois que de la Piedboeuf mais je vais la goûter.

      -Jean, veuillez m’excuser, mais je dois préparer
      le repas. Je vous laisse avec mes garçons, ils ont une
      foule de questions à vous poser…

      Les garçons entourent jean, ils sont assis à terre
      les jambes croisées, le regard attentif.

      -Hum ! C’est bon l’Awooyo…

      -Pour sûr que c’est bon,maman te l’a dit.
      Repris Delayno.

      -Tu as cent ans ? Demanda Coffi.

      Delayno et Fafa rient tellement que je les entends
      de ma cuisine.

      -Non petit ! J’ai septante huit piges.

      -Des piges ? Ca veut dire quoi ?

      Haha, des piges ce sont des années.

      -De quelle ethnie es-tu ?

      -Je suis wallon ! Et j’en suis fier.

      -Ben, nous on est des Ewé, c’est pas pour
      ça qu’on se fâche!

      -Excuse-moi mon petit, l’âge rend les gens aigris.

      -Tu es maigre à cause de ton âge ?

      -Hihihi, non ! Je voulais dire grincheux.

      -Tu as connu la guerre ? Demande Delayno.

      -A pour ça,oui ! J’avais ton âge Coffi.

      J’entre dans le salon, il y règne une joie qui
      étais devenue étrangère.
      Qu’il est bon de voir ses enfants heureux.
      Jean a un visage gai, on dirait qu’il a toujours été ici.
      Mon Dieu,que je suis heureuse ! Si Balewa avait été là…

      Eh! les hommes je suis ici aussi. Pourquoi ces fous rires ?
      -Maman,t’en reviendras jamais !Jean a fait l’école
      buissonnière quand il était à l’école.
      Et il avait peur des grenouilles,et il…

      -Coffi ,mon chéri, laissez un peu respirer Jean !

      -Tu sais maman ? Me dit Delayno. Jean a connu la
      guerre et il a fait des coups vaches aux Boches.

      -Delayno ! Voilà une manière de t’exprimer,
      que je n’approuve pas !

      -Je suis désolé maman.

      -Allez dans la cuisine et coupez le pain .

      Les enfants partis, je suis seule avec Jean
      qui en profite pour finir sa bière.

      Un silence pesant règne après le brouhaha
      des enfants.
      Nous nous regardons sans dire un mot. Je prends
      mon courage à deux mains pour prendre la parole.

      -Jean, je suis confuse…J’aimerais vous dire merci
      d’être venu, je ne sais pas par où commencer.

      -Ne dites rien Gzifa, ma fille. Si tu le permets.

      -Oh ! C’est très gentil de votre part, je suis
      énormément touchée…

      Euh ! Les enfants sont…

      -Oui,je sais, je sais…

      -Bon sang ! J’ai une faim de loup. Ca sent si bon…

      -Vous êtes un cordon bleu !

      -Je suis affreusement gênée, je n’ai rien fait de
      remarquable…

      -Et bien, moi non plus je n’ai rien fait de remarquable…
      Les gosses m’ont englouti dans leur bonheur et ça
      c’est remarquable.
      Je suis heureux avec vous ici.

      C’est un beau jour, si ma Charlotte était ici, elle vous
      embrasserait.

      -Parlez-moi d’elle. Vous savez, au Togo il faut parler
      des disparus, ça fait du bien.

      -Charlotte a été une épouse merveilleuse.
      Elle était toujours gaie, avec ses yeux bleus,
      elle faisait craquer qui elle voulait.
      Son sourire remontait le moral de tous ceux qui la côtoyait.
      Elle aimait tellement les gens…Puis survint cette maladie.
      Cette saloperie qui a pris ma douce et tendre Charlotte.

      Elle a fermé ses beaux yeux, alors que je
      la tenais dans les bras.
      J’ai détesté Dieu, les gens, les enfants, les animaux,
      le monde entier.

      Vous comprenez, je n’avais qu’elle ! Pourquoi pas moi ?
      Elle qui avait tant fait pour les autres, devait vivre.

      Alors je suis devenu un méchant.
      Un gars insignifiant, car c’est par elle que je vivais.
      Elle était tout pour moi.

      Elle était si jolie ! Mon Dieu, aie pitié de moi,
      je suis un pauvre diable…

      Charlotte ne serait pas fière de moi.

      C’est ici, que je renoue avec la joie, si semblable à ce
      qu’elle m’a donné pendant tant d’années.

      -Jean, nous prierons pour son âme !

      -Maintenant ma vie ne vaut plus rien !

      -Elle a au contraire une immense valeur pour nous.

      -Comment cela ?

      -Vous avez une famille.

      -Je ne comprends pas !

      -Ne m’avez-vous pas appelé « ma fille »
      Et puis les enfants ont tant besoin d’un homme
      qui sache leur parler.

      -Oui, mais…

      -Jean ! Votre famille est ici ! Celle que vous auriez
      eue aurait été blanche, nous, nous sommes noirs.
      Acceptez d’être notre grand-père adoptif.

      -Euh ! Oui, mais…

      -Ah ! C’est vrai, il vous faut un nom Togolais,
      haha, haha, haha.

      J’ai trouvé ! Emenyo , qui veut dire en Ewé:
      l’endroit où je serai sera bon !

      Allez, passons à table…

      FIN

    Vous lisez 6 fils de discussion
    • Auteur
      Réponses
      • #2796541
        Erhan
          • Sujet: 121
          • Réponses: 1250

          Bonsoir cher Aviateur,

          Je suis heureux que ce conte t’ait plu.

          Merci pour ta lecture attentionnée.

        • #2796644
          Erhan
            • Sujet: 121
            • Réponses: 1250

            C’est une joie aussi pour moi de savoir que cette nouvelle trouve un intérêt et si cela t’a transporté je suis comblé.

            Merci à toi cher Honore.

          • #2796711
            Plume de diamant
            ★★★★★★
            cyrael
              • Sujet: 4849
              • Réponses: 48873

              merci pour ce beau partage

              amitiés

              l'Amour rayonne quand l'Ame s'?l?ve, citation maryjo
            • #2796753
              Erhan
                • Sujet: 121
                • Réponses: 1250

                Merci Automne et Cyrael.

                Désolé pour le retard de ma réponse mais j’ai eu des problèmes d’ordi.

                Amicalement Erhan

              • #2796932
                Plume de diamant
                ★★★★★★
                cyrael
                  • Sujet: 4849
                  • Réponses: 48873

                  je relis, ce bel écrit

                  amitiés, doux w end poète

                  http://youtu.be/iWgEzqKZ0us

                  l'Amour rayonne quand l'Ame s'?l?ve, citation maryjo
                • #2796933
                  Erhan
                    • Sujet: 121
                    • Réponses: 1250

                    Merci Maryjo.

                    Amitiés,Erhan

                  • #2796957
                    Erhan
                      • Sujet: 121
                      • Réponses: 1250

                      Amitié sudiste1.

                      Merci d’avoir suivi cette histoire.

                  Vous lisez 6 fils de discussion
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