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Sujet
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Je m’en vais très souvent sur le tertre pentu
Promener mes pas lents de penseur en goguette.
Au sommet de ce mont quand j’arrive abattu
Je peux tout observer comme un maton qui guette.Dans les vaux, point de fleuve écumant par ses flots,
Les seuls filets sont rus et chantent sur les pierres ;
Car ce pays cordial ne connaît point d’îlots
Il est plutôt doté de nombreuses carrières.Les prés sont caillouteux et l’herbe y pousse peu
Mais les moutons goulus la broutent même rase.
Tout ici paraît sec mais se prend vite au jeu
De l’amène habitant qui dit tout sans emphase.C’est là que ma bastide abrite des jardins
Où l’homme, de tout temps, se retroussant les manches
A fait pousser la vie et chassé les gredins
Qui passaient, sans égards, dérober ses oies blanches.Le chêne du pays est de tout petit port
En effet c’est le rouvre étique de naissance.
Il a pour bon voisin, d’un buste encor moins fort,
Le sec genévrier aux fruits de forte essence.Aujourd’hui c’est l’hiver qui décore l’endroit
De nombreux fils d’argent pareils aux cheveux d’ange
Et moi, vêtu de plaid, je marche fier et droit
Me disant que ces lieux méritent leur louange.
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