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Vous pensez que l’humain est compliqué ? Si vous saviez !

  • Ce sujet contient 2 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Pierre Wattebled, le 30-04-2013 09:42.
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    Sujet
  • #2626016
    Martine Alliot Miranda
      • Sujet: 282
      • Réponses: 624

      Seul l’instinct avait frissonné en percevant le danger et il s’était bien vite protégé, en ignorant ce que le regard venait de dévoiler.
      L’étincelle, elle, venait de naître et elle s’était empressée d’embraser le cœur, mais gênée par l’instinct et trop preste à dégainer, elle l’avait seulement effleuré. Néanmoins, elle avait réussi à allumer un petit feu dans les méandres de l’inconscience. Il avait doucement couvé, jusqu’à devenir brasier, sans qu’aucun ne l’eusse décelé.
      Au deuxième regard, le tout petit atome qu’avait fait naître bien malgré lui l’instinct, s’était hâté de se multiplier. Les minuscules particules avaient attendu patiemment le bon moment, en se dissimulant entre les synapses de quelques neurones, prenant bien garde de se protéger des flammes qui crépitaient, évitant soigneusement la zone de la raison, s’accoquinant plutôt avec la tentation.
      Lorsque le regard avait découvert une main posée sur une jambe croisée, de toute sa passion, la raison, qui tout d’abord pensa avoir mal interprété la situation, avait tenté d’aveugler le cœur. Mais un cœur est absurde et déjà affaibli par le feu qui le consumait, il s’était laissé prendre au jeu qui débutait. L’esprit commença à cogiter, encouragé par la droiture et la candeur. La conscience s’est enfin manifestée et l’estime a interrogée. Ces deux-là se sont vite mises d’accord, il fallait s’éloigner de cet autre cœur déjà emprisonné.
      Mais la flèche décrochée par cet ange mutin l’avait déjà atteint. Il ne s’était pas débattu, esseulé qu’il était, bien trop préoccupé à chercher la douceur d’une bouche câline, d’un regard qui étreint. Et oui, le cœur lui est humain !
      A son tour, le corps s’en est mêlé, en lançant ses signaux, ralliant à sa déraison, frissons et puis passion.
      En bâtissant l’ennui, le temps a lui aussi, contribué à se faire perdre la raison.
      Chacun, essayant de se protéger de la douleur et de la peur, commettait les erreurs les plus grossières et insidieusement sont apparus conflits et puis soucis.
      Le cœur attendait le temps, que la raison chassait, tandis que le corps se languissait, hué par la droiture et la vertu.
      Finalement beaucoup s’en sont mêlé et le temps lui, passait, il n’avait que ça à faire lui, passer…
      Nous voilà donc avec une étincelle devenue incendie, un cœur qui s’emballe, une passion qui grandit, un instinct courroucé, une droiture et une vertu froissées, une estime qui s’amenuise, un regard qui s’attriste, une raison qui vacille, un temps qui passe sur une déraison, qui trouble la conscience et multiplie des atomes qui commencent à devenir… crochus. Seul le corps a encore envie de bouger avec insouciance, tourbillonner dans les pas de danse esquissés, il y a pris goût en s’apercevant que cela apaisait sa tête.
      Alors, comme si les choses n’étaient pas assez compliquées, arrivèrent ; la fierté, l’expérience, l’intuition ainsi que l’espoir et son grand frère, le désespoir, lui-même accompagné de ses fidèles amies, illusions et désillusions. Ces dernières s’accordant automatiquement au pluriel tellement elles ont la propension à se multiplier rapidement. Puis, se sentant obligés de participer à ce grand rassemblement, s’invitèrent la solitude, l’isolement, la lassitude et la déception.
      Seules la colère, la haine, et la vengeance n’assistèrent pas au banquet, ce cœur-là n’étant certainement pas habitué à les côtoyer, peut-être est-ce d’ailleurs pour cette raison qu’il n’arrivait pas à se réconforter.
      La tête, qui avait jusqu’ici réussi à se protéger de toute cette agitation, commença à donner des signes de détresse. Ses idées devenaient noires, sa mémoire faiblissait, elle ne classait plus, elle n’enregistrait plus, elle ne se consacrait plus qu’à une seule tâche, rassembler ses pensées qui cherchaient inlassablement à s’envoler vers un seul horizon.
      Alors l’âme torturée se fâcha et décida d’intervenir. Elle se dévoila, accompagnée d’un ange animé de prières et elle fit revenir le calme dans ce vaste cloaque.
      Et je prie avec l’ange juste pour toi mon cœur…

      Martine Alliot Miranda
      03/02/2013

      Tout le monde est un g?nie. Mais si on juge un poisson sur sa capacit? ? grimper ? un arbre, il passera sa vie ? croire qu?il est stupide.
      Albert Einstein
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    • Auteur
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      • #2868872
        Martine Alliot Miranda
          • Sujet: 282
          • Réponses: 624

          Et pourtant le chemin était tortueux… :clindoeil:

          Tout le monde est un g?nie. Mais si on juge un poisson sur sa capacit? ? grimper ? un arbre, il passera sa vie ? croire qu?il est stupide.
          Albert Einstein
        • #2868892
          Pierre Wattebled
            • Sujet: 753
            • Réponses: 943

            Une fable compliquée sur un sujet complexe, somme tout assez commun. Mais au fond, c’est peut-être ce qui fera sa recette car elle valorisée par l’authenticité trés palpable dans ce récit qui décrit bien la duplicité qui régit parfois les consciences, et témoignant finalement d’une certaine humanité.
            Nécessiterait d’être un peu remanié. Merci pour cet agréable partage. Amitiés.

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