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Sujet
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Côte à côte.
Nous étions, côte à côte, assis sur l’herbe à la cime du Lachard.
C’était la fin d’un jour d’été qui calmait enfin ses ardeurs.
Au loin les monts et les falaises du Vercors s’enroulaient d’une soie vaporeuse.
Peu à peu une vague douceur s’immisçant flotta dans l’air caressant.
Des versants verdoyants où paissent les troupeaux, les clarines sonnaient
Un épervier tournoyant, poussait un cri aigu dans l’espace, par intermittence
Dans l’azur encore clair s’entrecroisaient les sillages d’argent des aéronefs.
Un jet de feu perça l’obscurité naissante d’ouest en est de sa lame sanglante,
Un chevreuil lancé à pleine vitesse traversa furtivement la prairie, grâce passagère.
Une brise naquit d’on ne sait où.
Nous nous serrâmes plus fort.
La nuit tomba d’un coup.
Nos lèvres s’étreignirent,
Nous appartenions à un autre monde :
Inconnus,
Heureux d’être deux,
A l’unisson.Pierre WATTEBLED- le 11 octobre 2013.

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