Merci d’avoir reposté cette oeuvre magistrale, une de mes préférées et celle que j’ai du décortiquer de la façon la plus approfondie vers l’âge de 15 ans parce que je voulais illustrer avec elle un film amateur sur la mer d’Iroise. Ce film n’a jamais été réalisé, faute de temps et de moyens, mais cela m’a permis d’apprendre à ressentir cette oeuvre pas seulement dans sa mélodie, mais aussi dans les images qu’elle transportait….
Il y a, dans ce morceau, des expressions magistrales d’un site naturel (une grotte volcanique située dans une île très souvent noyée de brouillard) qui touchent réellement au génie. J’en donnerai quelques exemples qui m’avaient frappé lors de la préparation. Ce ne sont pas des analyses pédantes d’expert musicaux, simplement les images qui me viennent de l’île (dont j’ai fait le tour et les détours par internet) quand j’écoute cette musique:
– l’île qui émerge et disparait dans le brouillard quand on s’approche: 0’00-0’25
– vagues déferlantes: 0’25, 0’44, 0’54-0’59
-clapotis de l’eau: 0’59-1’04
-vagues déferlantes: 1’40-1’55
– entrée de la grotte: 2′
– et surtout, les merveilleux effets d’échos dans la grotte (3’40-5′) qui sont pour moi la plus belle partie du morceau. Ecoutée avec une très bonne stéréophonie, cette partie est vraiment un sommet.
J’arrête là. Je ne veux aucunement donner une leçon, mais partager une émotion toujours renouvelée à l’écoute de l’ouverture des Hébrides, qui a été massacrée par les plus prestigieux chefs d’orchestre, mais heureusement là mise parfaitement en valeur.
Merci encore pour ce moment magique et exceptionnel
Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)