Oasis des Artistes

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

La bandollière…

  • Ce sujet contient 1 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Marie-Thérèse H., le 26-04-2022 09:36.
  • Créateur
    Sujet
  • #2680267
    Mascotte d'Oasis
    Marie-Thérèse H.
      • Sujet: 1727
      • Réponses: 26263

      FORME LA BANDOLLIÈRE
      La bandollière-TT

      La bandollière Bandoll-3931559
      I-Introduction

      •Peynard de la Bandollière, Geoffroy (Flandres 1535 -Paris 1571)
      Fils d’un magistrat d’Anvers, vint à Paris dès l’âge de seize ans parachever de brillantes études d’humaniste. Une traduction en alexandrins de la quatrième bucolique de Virgile lui valut l’amitié de Ronsard, qui l’introduisit en 1558 à la cour de Henri II. La mort brutale du roi semble avoir mis fin, dès l’année suivante, à la faveur du jeune poète. Soupçonné d’avoir rejoint le parti huguen, il fut banni de la capitale et dut mener dès lors une existence misérable. Il voyagea peut-être en Italie et mourut à son retour en France, sans avoir publié ses poèmes. Ronsard les rassemblera sous le titre de « Rustiques » et les fera paraître en 1574 avec une préface élogieuse de Jean-Antoine de Baïf.

      •Féf? Les plus belles pages de la poésie française / Biogaphies / Page 798

      II-Poème

      Chanson

      Perrette, nous irons au pré
      Voir comme pousse la fleurette
      Printemps revient, faisons-lui fête.
      Perrette, nous irons au pré.

      Perrette, nous irons au bois,
      Belles futaies ont fait toilette,
      Dessous frémit la violette,
      Perrette, nous irons au bois.

      Perrette, nous irons au bal,
      Y danserons la chevillette
      Puis de baisers ferons cueillette,
      Perrette, nous irons au bal.

      • Réf?Les plus belles pages de la poésie française / Biogaphies / Page 138

      III-Formule

      •Le poème se compose de trois quatrains à rimes embrassées
      •Le premier vers de chaque quatrain est repris comme 4è vers
      •Les deux vers médians sont composés sur une seule et même rime.
      •Les vers extrêmes commencent tous par le nom : Perrette.
      •Formule : A’BBA’ – C’BBC’ – D’BBD’
      •Les deux vers médians étant féminins, l’alternance des rimes n’est pas observée au passage d’un quatrain au suivant.
      •On a donc : m’ffm’ -m’ffm’ – m’ffm’
      •Les vers sont des octosyllabes.

      IV-Création de variantes

      1?Quatrains en octosyllabes à rimes embrassées avec premier vers féminin
      •Formule : A’BBA’ – C’BBC’ – D’BBD’
      •On obtient : f’mmf’ – f’mmf’ -f’mmf’

      ? Essai : Partons, Faty !

      Faty, notre amour est à vivre
      Loin des regards envenimés
      De ces gens aux mots périmés.
      Faty, notre amour est à vivre.

      Faty, faisons fi des coutumes
      Nous ayant longtemps opprimés !
      Nos cœurs sont las d’être brimés.
      Faty, faisons fi des coutumes !

      Faty, trouvons une belle île
      Aux rais par le ciel sublimés
      Pour chanter nos discours rimés
      Faty, trouvons une belle île !

      2?On peut opter pour un autre mètre : le décasyllabe, par exemple
      •Premier vers masculin :
      *A’BBA’ – C’BBC’ – D’BBD’= m’ffm’ -m’ffm’ – m’ffm’

      ? Essai : A Fa.

      Fa, ton départ a peint, de noir, mes jours
      Pour inonder de pleurs mes nuits sans lune
      O fleur fanée ; ô toi, ma douce brune !
      Fa, ton départ a peint, de noir, mes jours

      Fa, mon ciel où point ne luit de soleil
      Est, pour mes yeux, sans clémence aucune.
      Je ne vois plus, étendu sur ma dune,
      Mon ciel où point ne reluit de soleil.

      Fa, j’ai l’âme en lambeaux proie au chagrin
      Tel un verdier, tout près d’une lagune,
      Mourant, tout seul, sans frère d’infortune.
      Fa, j’ai l’âme en lambeaux proie au chagrin.

      •Premier vers féminin :
      *A’BBA’ – C’BBC’ – D’BBD’= f’mmf’ – f’mmf’ -f’mmf’

      ? Essai : A quand le départ ?

      O belle Fa, fleurette à peine éclose !
      Ois-tu du ciel ma lugubre chanson
      Au refrain se plaignant tel un basson ?
      O belle Fa, fleurette à peine éclose !

      O belle Fa que la tombe m’a prise
      Vois-tu ce cœur flottant comme un glaçon
      Sur la mer du chagrin, sans nul frisson ?
      O belle Fa que la tombe m’a prise !

      O belle Fa, la mort tarde à me prendre
      Sur son aile vers toi ; mon paillasson
      Ne veut plus de mon front sans un buisson.
      O belle Fa, la mort tarde à me prendre.

      3?On peut varier la rime des vers médians er respectant l’alternance des rimes au passage d’un quatrain au suivant.
      •Premier vers masculin :
      *A’BBA’ – C’DDC’ – E’FFE’ = m’ffm’ -m’ffm’ – m’ffm’

      ? Essai : Boire aux ruisseaux

      Fatim, allons boire aux ruisseaux
      Murmurant le long des pinèdes
      Que sillonnaient les vieux aèdes !
      Fatim, allons boire aux ruisseaux

      Fatim, allons glaner des rimes
      Pour charmer nos esprits lassés
      De prose aux mots cadenassés.
      Fatim, allons glaner des rimes

      Fatim, allons humer l’air frais
      Sur les sentes jadis battues
      Par les muses de bleu vêtues.
      Fatim, allons humer l’air frais

      •Premier vers féminin :
      *A’BBA’ – C’DDC’ – E’FFE’= f’mmf’ – f’mmf’ -f’mmf’

      ? Essai : Pour un bouquet de fleurs.

      Zahar, voici la nuit d’hiver en robe blanche
      Qui vient nous convier à son festin de roi
      Où, de l’âme, le vers chasse tout désarroi.
      Zahar, voici la nuit d’hiver en robe blanche.

      Zahar, buvons de l’élixir des vieux recueils
      Où la rime a le goût d’un vin à douce ivresse.
      Nos esprits quitteront leur sombre forteresse.
      Zahar, buvons de l’élixir des vieux recueils !

      Zahar, allons courir à travers les beaux âges
      Pour cueillir un bouquet des éternelles fleurs
      Que durent arroser nos aïeux de leurs pleurs.
      Zahar, allons courir à travers les beaux âges.

      ? Essai où les premier et quatrième vers finissent par le verbe « aimer » en vue de continuer à enrichir le recueil collectif des Oasiens : « J’aime »

      Amoureux

      Zhor, vois le nid que j’ai bâti pour toi que j’aime
      A l’abri, dans un bois d’éden au vert soyeux
      Que fait briller l’astre du soir du haut des cieux !
      Zhor, vois le nid que j’ai bâti pour toi que j’aime !

      Zhor, ois le rossignol te dire que je t’aime.
      N’est-il pas le témoin de nos cris enflammés ?
      Il entend notre joie en vers bien déclamés
      Zhor, ois le rossignol te dire que je t’aime.

      Zhor, l’aube qui sourit te dit que mon cœur t’aime.
      En chantant, le zéphir module les refrains
      De mon âme qui court vers la tienne sans freins.
      Zhor, l’aube qui sourit te dit que mon cœur t’aime.

    Vous lisez 0 fil de discussion
    Vous lisez 0 fil de discussion
    • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.