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Sujet
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Le vent nocturne traverse ma fenêtre à demi-close,
Mais je ne sens sa fraîcheur d’antan me caresser.
La main droite, sur ma poitrine nue, je pose,
Et mon cœur je sens battre plus vélocement que dans le passé.
Ma confidente des vesprées d’hier, dame lune la belle
Point ne me verra cette nuit, le dos au sol étalé,
Les genoux pointant comme les vieilles montagnes D’IBEL,
Les bras croisés et les yeux scrutant les sombres allées
Célestes dans lesquelles, les minuscules étoiles au précieux éclat,
Forment une splendide harmonie autour de la mère des astres nocturnes.
Plus je n’entendrai le soudain cri de l’aigle solitaire et las
D’avoir parcouru villages et contrées sous la chaleur diurne.
Je perdrai les visages rayonnants de tous ces moutards
Qui courent, sautent et s’éclatent avec insouciance
Dans les innombrables sablonneuses ruelles de Dakar;
Avec la froide ignorance des harassants maux de la jouvence.
Mes pauvres et vieilles chimères ne seront que poussière,
Que le souffle de la faucheuse emportera bien loin de nos sols doux.
Et certes ne seront, les idylles de naguère pierres
Dans le cœur de mes muses car autre que moi y demeurera époux.
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