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LE RENARD ET LE BOUC

  • Ce sujet contient 3 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par JRARTISTE, le 07-10-2022 04:32.
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    Sujet
  • #2696385
    poussines jean-michel
      • Sujet: 621
      • Réponses: 398

      pour defendre l’occitan en perdition

      LE RENARD ET LE BOUC
      Ló Mandra é ló Bóc

      Capitaine Renard allait de compagnie
      Capitani Mandra anava dé cómpanhià
      avec son ami Bouc des plus hauts encorné;
      amb séù amic Bóc dés maï nàùts émbanat;
      celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez;
      aqusté né vésiat pas maï lént qué séù nas;
      l’autre était passé maître en fait de tromperie.
      L’aùtré éra passat méstrè én fach dé énganada.
      La soif les obligea de descendre en un puits;
      La sèt lés cómpéliguèt dé davalar én ùn pótz;
      là chacun d’eux se désaltère.
      Aqui cadùn d’élès sé désassèda.
      Après qu’abondamment tous deux en eurent pris,
      Apùéï qué abóndamént tótès dós én aguèron près,
      le Renard dit au Bouc : « Que ferons nous, compère ?
      Ló Mandra dis al Bóc : « Qué farém, cómpaïré ?
      Ce n’est pas tout de boire, il faut sortir d’ici.
      Aquo n’és pas tót dé béùré, cal trasèr d’aqui.
      Lève les pieds en haut,et les cornes aussi;
      Léva lés pès én nàùt, é las banas tanbén ;
      mets-les contre le mur; le long de ton échine
      bota-lés cóntra ló mùr ; ló lóng dé téù ésquina
      je grimperai premièrement ;
      arrapinharaï primiéramént ;
      puis sur tes cornes m’élevant,
      pùéï sus téùs banas m’ arbórant,
      à l’aide de cette machine
      à l’ajuda dé aquéla maccina
      de ce lieu-ci je sortirai,
      dé aquél lùoc-ci sórtiraï,
      après quoi je t’en tirerai.»
      apùéï qué t’én tiraraï »
      « Par ma barbe, dit l’autre, il est bon; et je loue
      « Per méù barba, dis l’aùtré, és bóù ; é lùogui
      les gens bien sensés comme toi.
      lés génts plà sénats cóma téù.
      Je n’aurais jamais, quant à moi,
      N’aùraï jamaï, quanta à ïéù,
      trouver ce secret, je l’avoue »
      trapar aquél sécrèt, l’avódi »
      Le Renard sort du puits, laisse son compagnon,
      Ló Mandra sórtis dél pótz, daïssa séù cómpanhón,
      et vous lui fait un beau sermon
      é vós én el fa ùn pólit présicamént
      pour l’exhorter à patience.
      tà ló cónótar à paciénça.
      « Si le ciel t’eût ,dit-il, donné par excellence
      « Si ló cél t’aguèt, dis ,balhat per éïcéléncia
      autant de jugement que de barbe au menton,
      tant dé jutjamént qué la barba al méntón,
      tu n’aurais pas à la légère,
      n’aùrias pas à la léùgiéra,
      descendu dans ce puits. Or, adieu ! J’en suis hors ;
      davalat dins aquél pótz. Asóra, adiéù ! Én soï fora ;
      tâche de t’en tirer et fais tous tes efforts ;
      ponha dé t’én tirar é fa tótès téùs ésforts ;
      car pour moi, j’ai certaine affaire
      qué per ïéù, aï cèrt afar
      qui ne me permet pas d’arrêter en chemin»
      qué né méù larguéja pas d’aréstar én camin »
      En toute chose il faut considérer la fin.
      Én tóta caùsa cal cónsisar la fin.

      JEAN DE LA FONTAINE

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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