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Sujet
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Songe de la nuit.
La poésie ? Que dire sinon sorte de résultante jouée, écrite ou chantée d’un état quelconque indéfinissable humainement.
Écrit-on pour se retrouver ?
Écriteau jusqu’à dans la nuit.
À tous les bateaux qui fuient.
Puisque dans cette brume,
égarés nous fûmes.
Aux labyrinthes clairsemés nous crûmes.
Parsemés de rues de toutes les âmes.
Les fantômes nous hantent leur refus de partir vers l’aurore ou l’oubli.
Aux voiliers de l’espace.
Aux caravelles navigantes.
Avions des océans.
Aux oiseaux qui rugissent.
Et aux fleurs sous le vent.
La feuille virevoltante d’un automne vers l’étang.
Course contre le temps .
L’écureuil qui attend un hiver en déni.
Je ne puis laisser choir ou faire semblant de croire.
Éviter ces racines , ces arbres qui pointent doigt de sève vers un ciel. Pour un monde des justes , un jardin ce dessein. Vers un but ou même rien.
Pour une vie à l’endroit ,
un ailleurs ou un droit.
Une équation de coeurs. Combien de sang hormis
l’encre de nos maux coule en l’heure ? Alors que le temps s’écoule sans heurt.
En dessous les vagues sont folles. Malade est la mer malgré la lune. Effervescence dans son verre. Les équinoxes s’égarent jusqu’aux îles inconnues.
Les roucoules colombent sans fin sur l’ignorance.
Les enfants fredonnent l’hymne des ombres des billes plein les poches , roulent jusqu’à leurs yeux si proches.
Comme des rêves perdus. Des contrées, des nues tomber.
À la recherche de… Dès la nuit tombée , d’une comète ou parcelle d’étoile qui se refuse de mourir, scintillante dans un été de l’éternité.Jean-Robert Dray.
Le 29/02/1996. 11h47. Cergy.
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