Quand je vais au jardin, plein d’ardeur, d’allégresse
Je pense à vous toujours, sachant que vous aimez
Sans faille la nature et que vous y semez
Des grains comme des mots à mon unique adresse.
La brise au ton si doux m’effleure avec tendresse
Et me souffle ces mots qu’au loin vous essaimez.
Prévenante, sans fard, ainsi vous exprimez
Des refrains amicaux tous emplis de sagesse.
Chaland, qui viendras seul, ou peut-être en cortège
Dis lors à tes suivants qu’un Ami ça protège
Et qu’ici tu as vu pareil comportement !
Allez d’un pas serein, vous qui êtes amène,
Clamez, sans vous lasser, de cet emportement
Qui vers ce doux Passé tout soudain me ramène.