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Sujet
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Madeleine.
C’est avec l’assentiment de Mamie Madeleine , que je me rendis à l’enterrement de mes tendres mais grillées madeleines.
Crémation rue de la brioche dorée. Métro Staphylocoque à deux pas ou plutôt tranches de la Bastille. Le voyage fut payé par ticket de rationnement à la boulangerie croissante du coin rue Clair de lune.
Ces madeleines que j’eus mangées en une seule prise , n’ont point fait long feu et sont tombées cuites en pleine révolution dans les oubliettes. Aurais-je laissé quelques miettes dans le cercueil devant le four encore chaud ? Que niet ? Pourtant voulu constater qu’en consultant mes bas de laine qu’ Hélène dans son égarement contention née, m’avait accordées. Hélas pas une seule parcelle de croûte ou de vermicelle à se mettre sous la dent et nulle question d’aller crier farine chez Olivia ma voisine. Adieu donc Eve , odieux paradis à l’est d’Éden des dieux. Que je n’eus goulu consumé bien trop vite le sucre de ces macarons. Fournée en rond seule alternative ou peut-être alors aller quémander à genoux devant Olivia pour une nouvelle tournée chaude sortie du piano.
Douce musique qui fond dans la bouche ! Cosi fondent toutes. Ce n’est que Mozart que l’on ressuscita ne serait-ce qu’un instant de pur beurre ou un arrière-goût du bonheur.
Conclusion je n’avais plus un radis pour offrir des madeleines à Marie ou Madelon marraine.Jean-Robert Dray. Cergy 7h18.
Le 5/01/2024.
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