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Sujet
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O tous ces visages dans les rues, ces milliers de visages
Ils nous distraient comme des mirlitons,
Cette fille est si jolie, on la regarde
En pensant l’épouser, la caresser,
Ce visage est si vieux, si fatigué,
Nous avons peur de l’avenir qui nous attend,
Nous traversons un mur, ces visages sont tristes,
Nous sommes des feux follets,
Ce visage nous effraie par son sérieux,
Nous voudrions un baiser de cette princesse,
Celle-ci réfléchit, nous nous croyons stupide,
Nous perdons pied dans la mer Méditerranée
O que de visage différents, ces milliers de visages,
Aucun ne nous ressemble, pire,
Aucun ne nous aime, ce visage glacé
Nous fait penser à la Norvège lointaine,
Les visages sont des gouffres profonds,
Nous tombons à chaque rencontre,
Ce visage est une goélette sans capitaine,
Nous sommes inquiets s’il nous regarde,
Cet autre aime la vie, nous sommes jaloux,
Ces visages font peur aux esprits, aux fantômes
Nous sommes sans réponse la nuit,
O les visages d’assassin, que va-t-il arriver ?
Les visages nous poignardent deux fois,
Ils sont dehors et dedans,
Nous ne pouvons oublier la Sibérie
Les visages nous fatiguent, tant et tant,
Il nous faut regarder autre chose,
La beauté, promet tant de choses
Qui n’arriveront jamais, tant de rêves,
On voudrait s’endormir sur l’eau,
On voudrait redevenir des enfants,
O ces visages d’adulte, quelle douleur,
Certains vous font gravir l’Everest,
D’autres font descendre le Mississipi,
Les femmes lisent dans les visages
Comme dans des encyclopédies ouvertes,
Tous ces visages nous distraient,
Il faut penser à autre chose, à une rose,
À la mer qui berce les bateaux blancs
Pour retrouver enfin la paix.
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Islander!


