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Sujet
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Si j’ai eu à choisir, heu…je t’aurais choisie
Comme beauté d’abord et surtout comme épouse.
Sais-tu l’amie, chez nous, ça frôle l’hérésie
De prendre femme seul. Nos mères sont jalouses
De perdre leurs enfants entre mains inconnues.
Guère tu comprendras l’esprit de ma culture,
C’est long à expliquer, c’est un peu saugrenu.
Tu ris, je le sais bien, c’est n’est point une imposture !C’est la famille agraire et la vertu du nombre.
Connais-tu la Smala, c’est un peu la tribu.
Le grand père y est sacré : il dit, il faut l’entendre
Les budgets et conseils sont de ses attributs
Il est le roitelet, sa femme est la vraie reine.
Tu ris, je le sais bien, tes aïeux l’on vécu.
Ça réussit souvent, ma vie est bien sereine
Et quand le vieux le peut me verse mes écus.Je n’ai point besoin de toutes les paperasses
De pointer aux guichets des foules trop pressées
Des ors me sont tendus et non des assurances
L’aïeul est prévenant, ses gains sont amassés.
Il n’est du tout radin mais agit par sagesse
Et quand c’est la fête, il invite des hameaux
Par générosité et aussi par noblesse,
Le Baroud détonnait quand courent les chevaux.Si j’ai à choisir, heu…je t’aurais choisie
Tu ris, je le sais bien, je t’aime fort quand même
Tu es d’une beauté et Fatma est moisie
La Vieille m’en voudrait, c’est son objet, nos femmes !
L’amour naît me dit-elle au sein du grand foyer
Tu ris, je le sais bien. Il est vrai ce dilemme.
Quant à moi, je ne veux pour rien me chamailler,
Et outrepasser la norme agraire tout de même.Tu ris, je le sais bien, on aurait pu s’aimer !
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