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Sujet
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Ombre terne.
….Jadis, à la fin du printemps quand fleurissaient les chênes,
Je sortais de chez moi, je faisais des randonnées,
Je faufilais à travers buissons pour oublier le tracas et la peine,
Rêveur, je me sentais comme une ombre qui se recroquevillait.Dans le silence de la nature, je me voyais seul,
Sans dire mot, je marchais là où je voudrais aller.
Inconscient, je frôlais les tilleuls comme si mes yeux etaient bandés,
Oubliant la fatigue de l’infinie balade, je me plaisais.Par temps de neige, de grisaille, de chaleur ou de brise lisse,
Je marchais, j’enjambais les rus et contournais les tourbes,
Je passais et repassais sur un sentier plein de mimosas et de lys,
Jouxtant un bosquet d’aubépines où résonne le chant d’une femelle coucou.
Un peu plus loin, des groupes de palombes passent en trombe,
Laissant les chasseurs perplexes devant leurs filets vides, aigris par leur courroux !
…
…..© Salah…….…. 552018
Mise en page de Sybilla / Image web trouvée par Sybilla
Quand on a l'esprit ?lev? et le c?ur bas, on ?crit de grandes choses et on en fait de petites.Albert Camus
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