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Sujet
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Ornières.
Sur tant d’ornières j’ai marché.
Tant de routes, dépaysé.
De ville en ville
puis dans les rues.
Dans les banlieues
à travers champs.
Par le bitume parfumé
d’urine de chien
et d’autochtones.
Sur l’autoroute j’ai posé
Mon premier pas vers l’au-delà.
Sur la bordure j’y rencontrais
Tout rabougri un pissenlit.
Une fleur des champs
se nourrissant
de détritus et échappements.
De gaz puis de
goudron fumant,
j’ai empli fort
plein mes poumons.
Haletant, marchant
au gré des vents.
Maniant la barre tout écumant.
Prendre la route ou bien la mer.
Choisir sa voie cap Finistère.
Et dans des vagues de mystère,
nager tout bonnement
vers la mer.Jean-Robert Dray. Cergy.
Le 6.08.1985. 22h.
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