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Sujet
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Nous sommes tous les deux à braver la nuit noire
Sur ce sol reluisant qui n’est que patinoire.
Ami donne ta main ! J’ai peur de succomber
Alors que nous devons regagner cette ferme
Et que le froid mordant pique notre épiderme.
Mon moral ne sait plus tout cela surplomber.Ne crains rien ! Je suis là, je sais tout de ta peine !
Sache te rassurer : le sang coule en ta veine !
Dis-toi bien qu’il nous faut rapporter quelques œufs
Si tu veux déguster cette bonne omelette
Faite avec des croutons et tournée en galette !
Je sais que nous soufflons tous deux comme des bœufs.Je regarde devant et toi plutôt derrière
Mais je te chante un air de naissance dernière.
Lève donc ta caboche et vois dans ce ciel noir
Que la voûte est percée et fait voir les étoiles !
Pas de nuages gros qui seraient tristes voiles
C’est un tableau tendu qui sort d’un laminoir !C’est pour cette raison qu’on ressent la froidure
Que l’on va trébuchant contre toute bordure ?
La crainte m’a quitté d’arpenter le verglas
Tant ton chant déluré m’a donné du courage.
Je t’assure l’ami, je n’ai plus cette rage
Craignant que l’excursion de nous sonne le glas !Parlant ainsi deux gars allaient de lente marche
Se motivant l’un l’autre en aimable démarche.
Le besoin fait sortir le loup dans la campagne
Afin de se trouver de quoi se sustenter.
Seriez-vous prêts aussi pour bien vous contenter
A courir par ce temps quand l’appétit vous gagne ?
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