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Sujet
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Quand je pleure les vivants
Je pleure peu les morts mais salue leurs départs
Ils ont vécu du temps, une petite part
Je plains plus les vivants noyés dans la routine,
Broyés par l’ennui qu’hélas les assassine,Ce monstre souterrain, soubassement du mal,
Qui ronge comme un vers son milieu natal
Il ignore sa proie mais cause la souffrance
Par son chemin ne passe aucune espérance.Montrez-vous preux soldats, héler la joie, l’amour
Faites fuir ce virus qui nuit les alentours
Semez d’amples prairies dans les cœurs solitaires
Où l’araignée tissa des tissus réfractairesEt leur survie serait un triste végétal
Dont une épine éclot au bourgeon terminal.
Ô mes frères égayez ces morts-vivants si sombres
Pour multiples raisons, relevez ces décombres !L’ennui couvre la vue par d’aveugles horizons
Quartiers isolées dans d’immenses prisons
Bâtis dans leurs esprits, dans leurs imaginaires.
Je pleure ces vivants en larmes solidaires.
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