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Sujet
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L’automne te va bien, amie de mon enfance
Cela fait si longtemps que durait le silence
Je te retrouve enfin : aux yeux les mêmes larmes
Dans deux grands lacs, si verts, qui toujours me désarment…Nous n’avons pas changé, tout le reste est futile
Et dans tes bras, jetée, la mémoire fragile
Se fond dans la chaleur de l’ancienne tendresse
Qui resta si pudique, en la prime jeunesseTe serrer dans mes bras et plonger mon regard
Dans ces yeux piqués d’or, nimbés d’un fin brouillard
Tu touches mes cheveux disant j’en étais sûre
Ils sont couleur argent – toi, toujours si nature !On s’est vues en octobre, et le jardin brillait
De perles orangées dans tes yeux, reflétées…
Si l’automne te va quand est pâle l’azur,
Ce n’est pas seulement ta rousse chevelure…"Montrer le chemin sans se perdre
Tendre la main sans s’oublier
Prendre soin sans se renier
Aimer sans jamais se dissoudre"Marido
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