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Sujet
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Pourquoi ce long silence est-il votre réponse,
Plongeant ainsi mes sens dans une froide nuit.
Je vous écris, chez moi, des vers sans phrase absconse
Sans formule emphatique ou faconde qui nuit.Avez-vous jamais eu d’autre correspondant
Qui vous envoie des plis avec pareille flamme ?
Ô toi Muse Érato prête moi l’ascendant
Pour que j’ai fort allant quand les soir je déclame !Écrivez en bafouille un petit pli signé,
Un mot bref qui vous mouille et me donne du zèle.
Ce serait le bonheur. N’étant plus résigné
Je choierais votre cœur, Ô douce Damoiselle !Cependant si ce style ennuyait votre esprit
Mettez donc au placard ce qui paraît abîme.
Je vivrais dans l’exil, me sentant incompris,
Loin de votre regard, en cherchant d’autre rime.J’attendrai cependant jusqu’à plus de remord
Pour qu’enfin, repentant, tout soudain je m’accuse
De ne pas avoir su transformer votre abord,
Fléchir, à votre insu, tout ce qui se refuse.
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