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Mise en page de Sybilla / Image web trouvée par Sybilla
[font=Georgia]Je crois qu’il est grand temps que mon falot esprit
S’en aille s’aérer où l’édelweiss fleurit,
Tout près de ces piémonts où fond la neige blanche
Où l’on va sans skier, sans craindre l’avalanche.
Je vais donc claudiquant, de ces membres dits gourds,
Qui font que tous mes pas sont devenus très lourds.Cela fait quelques ans que j’ai pris ma retraite
Que je grimpe la pente, en souquant, d’une traite.
Bien sûr que je me sers de mes foutus bâtons
Pour aider mon vieux corps à marcher à tâtons.
Je vais seul respirer le bon air de la cime
Où jadis je campais sans le trac qui décime.Sur les pentes herbues ne se voit nul troupeau.
On n’entend pas non plus résonner le pipeau
Qui sert de compagnon au berger solitaire :
Car ce n’est qu’au printemps qu’il sera locataire
De ce lieu riche en flore et fourrage divers.
Ses bêtes seront bien en ce bel univers.Mais toi jeune compagne attendant que se meuve
Ton homme vers ces monts d’une ardeur toute neuve
Mets donc enfin son linge en un mou balluchon
Et garde le sourire à ton fier bourrichon.
Reviendra le bon temps avec la transhumance
Que le féru berger décrit dans sa romance.Or moi, sans plus flâner, j’arpente le sentier
En me pensant sans doute honorable héritier
Des vaillants montagnards qui peuplent ce théâtre.
Si ces gens aiment bien se grouper près de l’âtre
Ils savent affronter les climats rigoureux
Qui les font résistants et surtout vigoureux.Mon allant soutenu d’allure respectable
Me semble décidé mais d’effort supportable.
En tout cas randonner me permet de songer
Me disant qu’à ce train je suis hors de danger.
Et c’est là que je pense aux heures enfantines
Où tout vous dit ceci : « vas-y dès les matines ! »
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