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Sujet
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[font=helvetia][size=medium]Que fîtes-vous Monsieur de cette aide soudaine
Qui vous donna cet air de posture mondaine ?
-Je vous sens mon Ami pris d’un emballement
-Qui me surprend hélas, et ce totalement !Vous dites, à l’encan, avoir eu plein de mal
A trouver, pour causer, le phrasé optimal.
Et qu’à vous bien forcer vous dûtes par retouche
Remplacer tout l’abscons que d’aucuns trouvaient louche.-Je sais, je dus revoir, sur mon triste lutrin
-Tout ce qui mal formé demandait le burin.
-Ciselant, modifiant pour meilleure apparence
-Je n’avais point de cesse à combler la carence.Et qu’advint-il ensuite après tous ces efforts ?
Vous a-t-on reconnu de discours bien plus forts ?
Avez-vous succombé, sans plus de persistance
Trouvé plus de propos ayant juste importance ?-J’avais jadis de moi bien piètre opinion
-M’adressant des pamphlets avec juste raison.
-C’est alors qu’un beau soir me parvint une lettre,
-Un courrier didactique évinçant mon mal-être.Que fîtes-vous alors de ce soudain secours ?
Dîtes-vous, tout de go, aimer l’air de ce cours ?
Pensâtes-vous surtout à donner récompense
A cet appui lointain auquel ici je pense?-Je lui dis, sans délai, d’un pli reconnaissant
-Que j’étais, grâce à elle, un humain renaissant.
-J’étais jadis penaud en me croyant en forme
-Pour dresser des tableaux sans besoin de réforme.Hé bien soit ! Vous voilà reconnu comme maître !
Soyez sobre et modeste, évitez de paraître !
D’aucuns sauront ainsi qu’avec acharnement
L’on peut aller tout droit sans nul contournement ![/size]
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