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la femme d’Hector (G. Brassens) 1958

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par daniel46, le 26-10-2007 16:01.
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  • #2602302
    Plume de platine
    ★★★★★☆
    daniel46
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      • Réponses: 5677

      texte et musique de Georges Brassens

      En notre tour de Babel
      Laquelle est la plus belle
      La plus aimable parmi
      Les femmes de nos amis?
      Laquelle est notre vrai nounou
      La p’tite soeur des pauvres de nous
      Dans le guignon toujours présente
      Quelle est cette fée bienfaisante

      REFRAIN
      C’est pas la femme de Bertrand
      Pas la femme de Gontrand
      Pas la femme de Pamphile
      C’est pas la femme de Firmin
      Pas la femme de Germain
      Ni celle de Benjamin
      C’est pas la femme d’Honore
      Ni celle de Désiré
      Ni celle de Téophile
      Encore moins la femme de Nestor
      Non, c’est la femme d’Hector.

      Comme nous dansons devant
      Le buffet bien souvent
      On a toujours peu ou prou
      Les bas criblés de trous…
      Qui raccomode ces malheurs
      De fils de toutes les couleurs
      Qui brode, divine cousette,
      Des arcs-en-ciel à nos chaussettes?

      Quand on nous prend la main
      Sacré bon dieu dans un sac
      Et qu’on nous envoie planter
      Des choux à la Santé
      Quelle est celle qui, prenant modèle
      Sur les vertus des chiens fidèles
      Reste à l’arrêt devant la porte
      En attendant que l’on ressorte

      Et quand l’un d’entre nous meurt
      Qu’on nous met en demeure
      De débarrasser l’hôtel
      De ses restes mortels
      Quelle est celle qui r’mue tout Paris
      Pour qu’on lui fasse, au plus bas prix
      Des funérailles gigantesques
      Pas nationales, non, mais presque?

      Et quand vient le mois de mai
      Le joli temps d’aimer
      Que sans écho, dans les cours,
      Nous hurlons à l’amour
      Quelle est celle qui nous plaint beaucoup
      Quelle est celle qui nous saute au cou
      Qui nous dispense sa tendresse
      Toutes ses économies d’caresses ?

      Ne jetons pas les morceaux
      De nos coeurs aux pourceaux
      Perdons pas notre latin
      Au profit des pantins
      Chantons pas la langue des dieux
      Pour les balourds, les fess’mathieux
      Les paltoquets, ni les bobèches
      Les foutriquets, ni les pimbêches

      REFRAIN FINAL
      Ni pour la femme de Bertrand
      Pour la femme de Gontrand
      Pour la femme de Pamphile
      Ni pour la femme de Firmin
      Pour la femme de Germain
      Pour celle de Benjamin
      Ni pour la femme d’Honoré
      La femme de Désiré
      La femme de Téophile
      Encore moins pour la femme de Nestor
      Mais pour la femme d’Hector.

      Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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