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Sujet
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Excuse mon silence, donne m’en ton pardon
J’ai perdu la parole mais gardé l’écriture
Puisque l’ombre s’étale dans mon âme sans raison
Lis ma feuille des stigmates des plus vieilles blessuresJe danse dans la poussière, éclairé d’un brouillard
Sur des notes endiablées ,dons des princes des enfers
D’un sourire maquillé par une lame de rasoir
J’oublie même la douleur du métal qui lacèreMuni d’impertinences, présents des vieux déboires
Les descentes des corps dans ma bouche ne s’engorgent
Ces cadavres de verres jettent l’image d’un mouroir
Comme les bruits d’abattoirs quand des bêtes on égorgentAux trappes les beaux jais et place aux roses épines
Teintes de noir au sommet pour léguer de l’osmose
Si l’air triste est de mèche de l’humeur qui chagrine
Qu’il se place dans la gerbe pour nos frères qui reposentDélaissé des richesses mais gracié d’infortunes
Tatoué d’un malsain d’où émanent tous ses vices
Exiger du destin qu’il m’apporte la rancune
Pour tirer des boulets, ébranler l’ édificeDe mille couteaux dressés pour sublime sommier
D’où s’allongent les lames aux contacts des corps
Qu’on m’en donne la force d’encore les aiguiser
Pour que défile ma vie au passage dans la mortExcuse mon silence, donne m’en ton pardon
J’ai perdu la parole mais gardé l’écriture
Puisque l’ombre s’étale dans mon âme sans raison
Lis ma feuille des stigmates des plus belles blessuresLe c?t? sombre fait partie de moi, m?me si je d?cide de le fuir. BM
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