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Sujet
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C’était du temps jadis où je cherchais fortune,
Croyant qu’en chassant tout j’aurais le ventre empli.
Je courais lors les champs et le moindre repli
Où se cachait la faune en tanière opportune.Aujourd’hui plus humain, moins bourreau de Béthune
Je laisse aller le fauve et mon air assoupli
Permet aux gais oiseaux de chanter sans ampli,
A moi de me gaver sans verser une tune.Je m’occupe au jardin et je sème à tout vent
Permettant aux intrus de peupler ce convent
Où le Monde Animal y devient sociétaire.Je sens à l’avenant qu’on me préfère ainsi
Étant sans prétention petit propriétaire
Qui partage son lot et son panache aussi.
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