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Sujet
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Amour.
L’amour est passé… Comme
une tornade sur son corps
dénudé qui n’est plus que
désert aride où il ne fit bon
espérer que sous la voûte,
voie lactée.
À peine ai-je soif que l’on porte
à mes lèvres ce verre rempli de
sable qui m’étouffe !
Pourquoi faut-il alors écrire
seulement lorsque la nausée
vous étreint ?
Pendant que le piano de Clarisse, indifférent joue la valse hésitante et nostalgique
de ce mirage. Incarnation d’une vie antérieure ou bien vestige du temps passé.
Pourtant je t’eus rêvé, traité de
tous les noms.
Caressé ton visage, effleuré ton
corsage.
Échoué sur rivage sous escale d’orages.
Négociant de virages, ai volé ton image et fixé tes jambes fines , damné de n’avoir pu insister ou échapper à ton indicible sourire d’invitation. Me faire ainsi la pomme évoquer. Puis la croquer jusque dans les abysses de son arsenic.
À rêver de l’Eden et de l’édition éphémère de son jardin.
Voici un bien étrange paradoxe ! Mes vingt ans viennent de me filer, belle sirène, entre les doigts comme défilé pendant que tu t’éclipsais de
mon sommeil. Je suis déjà dans
l’absolu de l’été et toi tu brûles toujours du même soleil.Jean-Robert Dray.
Lundi 14 Septembre 1992.1h13. (Du film érotique Clarisse). Pour Mathis.
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