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Sujet
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Almost.
Les mots sont fragiles.
La mousson gracile.
Les faucons déciment.
Des cimes les faux tombent.
Outre-tombe défile.
Et la mer dessine
tout un lac des signes.
Les sons mots habiles.
La bile démon sot.
Des monceaux de songes.
De l’âge des sauges.
Par les sages de l’aube.
Au crépuscule de l’ode.
La fontaine écoute.
Et son eau-de-vie goûte.
Morceaux de mots sans sens.
Mon mot de sang s’écoule.
Sur cou de sot s’aimant.
Avec émaux de la terre.
De la mer et son étau.
Les héros ont fui hier
les hivers d’automne guère.
Les mots rêvent, idylles.
Ils dansent sur un fil. Somnambule des nuages
Des nuées pour dénudé.
Dès le jour la nuit tombée.
La pénombre fut un jour
autre chose qu’un détour.
Et la route n’est que four
de l’été ou d’une tour.
Les mots sont à la cour
simple parcelle de l’amour.
En équilibre pour le rire.
Ou pour la chute du meilleur.
Sans équivoque cris ou pleurs.
Cynique grince
à toutes les heures.
Narquois qui mord.
Mordant la mort.
Malabar mal aimé.
Cherche les rimes Mallarmé.
Les grimoires de
tous les maux de la terre.
Car sans mohair, Mozart
et sans laine .
Sans Prevert ou sans Verlaine.
Les mots errent de toute une ère
sans tuner quoi que sans thune,
auraient visé la lune.
Hors de toute fosse commune,
à soudoyer Vénus et ses particules de dunes.Jean-Robert Dray. Cergy.
19/01/1994. 14h26.
Vendredi 31Mai2024 04h 18.
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