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Sujet
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De l’or , de l’or des Indes
De l’or de Madagascar
De l’or des côtes africaines
De l’or … de l’or … encore
Quand ma tante femme de pêcheur
Ouvrait devant moi sa boite à bijoux
J’ouvrais les deux mains pour soulever
Colliers , bagues , chaines , bracelets
J’aimais l’éclat , le joli tintement
Dans mes doigts d’enfant
C’est trop beau ! disait la fillette d’alors
Chaque bijou avait son histoire
Son voyage et consolait une séparation
Avait il des maitresses alors ?
Ma tante se posait elle cette question ?
Une femme dans chaque port dit le dicton
Était il libertin le tonton ?
J’aime à penser que non
Que s’il revenait la comblant de cadeaux
N’est ce pas preuve que sa femme lui avait manqué
Que dans chaque escale il pensait à un cadeau ?
Ou se sentait il coupable de trahison ?
Quand il revenait dans son foyer
Six mois en mer ce n’est pas rien
Deux ou trois mois
Sans ses fils , sa femme , son foyer
Fallait surement être brave et suer
Pour revenir avec les filets bondés
Marin à la SAPMER
Je ne savais alors ce que c’était
Sinon …
C’était ne plus voir l’oncle pendant un temps
Mais toujours , il revenait
Ma mère , sa sœur devait alors veiller sur sa famille
Au moindre problèmes , elle aidait , on venait lui dire
Enfant malade , sorties ou autres , elle y allait
L’oncle revenait la tête pleine d’histoires
Mes cousins et moi on écoutait
Emerveillés nous l’étions alors
Coquillages , sirènes , quelques menus paquets
Un peigne en écaille , un boléro indien au fil d’or
Je croyais et buvais ses paroles mensongères
Les belles sirènes au milieu de l’océan
Eole et Poséidon les autorisant à pêcher du poisson
Les pirates , les flibustiers , les drapeaux bariolés
Tout n’était que menteries
Aurait il résister ?
A quelques belles malgachines
Quelques malbaraises , quelques belles d’Afrique
Je le doute aujourd’hui en vrai
Il était si gentil , si drôle , si bel homme
Les femmes devaient se bousculer
Quémandant un sourire ou …
L’or , l’or dans l’or de ma tante
J’aimais plongé ma main
Essayer les bagues trop grandes
A mon cou plusieurs colliers
Nous faisions ensemble des pas de danses
Demain l’oncle rentrait
La tristesse de ma tante
Alors sur son visage s’effaçait
Un sourire se dessinait
Aujourd’hui
Vers vous deux mes pensées s’envolent
Ensemble à jamais désormais
Reposez en paix oncle et tante
Je vous aimais !Une femme dans chaque port 912654
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