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Sujet
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Marche le temps errant d’un pas apatride
Et s’en va semer son plein dans le vide
Émargeant sur nos fronts d’hideuses rides
C’est l’usure imbécile, frère, rêveur stupide.Attends-tu un printemps que font les roses
Rien n’est si sûr ami, son horizon est morose
Son acier vert brunit, atteint de nécrose
Et sa joie glisse dans l’abîme d’une pause.Attends-tu un été, un champion de mirages
Où l’amour débridé colonise les plages
Et dans son bleu trompeur ton âme nage
Qu’un illusoire bonheur te fait de nouveaux gages.Attends-tu un automne expulsant ses feuillages
Vers des vents enragés en gâtant ses orages
Et ses flots trop pressés, ils en font un broyage
Tristes parcours hélas, chemins de tant de songes.Attends-tu un hiver, la saison toute blanche
Qui efface d’un blanc nos péchés et nos tâches
Mais l’âge s’alourdit et nos dos usés penchent
Vers les creux apaisants que j’imagine étanches
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