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Sujet
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« Enfin les beaux jours, promenons-nous dans les bois !
Profitons-en pendant que le loup n’y est pas ! »
C’est ainsi que, guillerette de bon matin,
Elle alla faire un tour dans la forêt du coin,
Tenue légère, sportive, décontractée,
Et de bonnes chaussures pour crapahuter.N’ayez crainte, aucune mouche ne l’a piquée.
Tenue légère, certes, mais bien équipée,
Elle avait mis de quoi survivre dans son sac :
Des allumettes, un couteau suisse, une matraque,
Et au moins trois litres d’anti-moustiques… Bigre !
Des fois qu’elle en croise un et que ce soit un tigre.Préférant éloigner qu’écraser les bébêtes
Qui ont tendance à chercher des poux dans la tête
Elle évitait les zones où la faune est hostile
Comme les rivières, même sans crocodile,
Avisée que la moindre sangsue alitée
Dans le lit d’un cours d’eau pourrait prendre son pied.Que ce soit pour les bestioles ou pour ses orteils,
Ses parents lui avaient mis la puce à l’oreille,
Elle qui, des fourmis dans les jambes déjà,
Venait ici enfant, mordue de cet endroit,
Et s’y réfugiait, ado, les jours de cafard,
Ou lorsqu’elle avait les abeilles un peu plus tard.Toute une vie seule à régner dans ce décor…
Le taon est passé mais on se rappelle encore
Cet événement pas piqué des hannetons
Survenu à 12 ans, qui lui vaut son surnom,
Quand, au collège, un jour, planté sous son genou,
Un insecte gigotait, moche comme un pou.Là, juste avec un fil, avant le cours de maths,
Elle avait lié la bête de la tête aux pattes
Devant la prof et les élèves médusés,
Puis, la tirant comme on tire les vers du nez,
L’extirpa et dit « Voilà ! J’ai maté ma tique ! »Mythe parmi les mythes, ainsi est née « Miss Tique » !
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