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Sujet
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Je vois, à l’orée du sommeil
Au sein d’un univers de brume
S’esquisser de troublants décors
Traversés d’ombre et de soleil
Et je me sens comme une plume
Un souffle porterait mon corpsPratiquant l’art et la man!ère
De belles fées évanescentes
M’attirent vers la léthargie
Mobilisé sous la lumière
De leur pupilles caressantes
À fleur de peau, je réagisVais-je par le sommeil léger
Atteindre le paradoxal
Et dépassant le transitoire
Vivre des rêves imagés
Être suzerain ou vassal
Dans une passionnante histoireVais-je voir un marchand de sable
Tout décharné sur mon squelette
Déambuler cauchemardesque
Dans une atmosphère inclassable
Où la lune, de sa palette
Tirerait d’incroyables fresquesParfois les fées se font sorcières
Et soudain la lune palit
De gros nuages la submergent
Ses rayons ne sont que poussière
Et la rivière, dans son lit
Se rapetisse entre ses bergesJe suis là, entre chien et loup
Un oeil à demi éveillé
Et l’autre à demi endormi
Le jour s’estompe, devient flou
Je m’accroche à mon oreiller
Seul face au voile de la nuitJ’aimerais devenir marmotte
Calée dans les bras de Morphée
Quand l’aiguille avance au cadran
Plutôt que vivre en rase-motte
Pour ne pas périr étouffé
Je voudrais m’élever d’un cranJe ne sais si le bout de phrase
Dont l’écho frappe mon tympan
Est onirique ou bien réel
J’aimerais faire table rase
Au firmament tirer des plans
Explorer le surnaturelVoir se gorger d’eau des déserts
Se gonfler des fruits racornis
L’arbre mort reprenant racines
Que soient oxygénés les airs
Que l’on sente un vent d’harmonie
Plutôt qu’un vent de dioxine…
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