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Sujet
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Un petit grain de sable, insignifiant parmi l’infinité des autres, roule au gré du vent, emporté par le courant des jours. Comme lui, nous traversons ce chemin de vie, tantôt escaladant des monts escarpés, tantôt effleurant des rivages apaisants. L’horizon se dérobe sans cesse, mystérieux, changeant, comme s’il refusait de nous révéler son secret. Combien de soleils ont doré nos peines ? Combien de lunes ont éclairé nos silences ?
Nous avançons, poussières d’étoiles dans un mouvement perpétuel, cherchant un sens, une étreinte, une raison d’être. Et peu à peu, sans même nous en rendre compte, nous nous rapprochons les uns des autres, comme ces grains de sable que la mer finit par réunir dans un doux enlacement. Nous nous frôlons, nous nous croisons, parfois nous accrochons nos rêves à ceux des autres, avant que le temps ne nous disperse à nouveau.
La vie est ce lent ballet d’impermanence, où chaque rencontre, chaque déchirure, chaque rayon de lumière nous sculpte un peu plus. Nous croyons être des voyageurs solitaires, mais nous sommes liés par cette même quête, cette même vulnérabilité. Un jour, peut-être, lorsque le vent aura assez soufflé, nous nous retrouverons tous, grains de sable mêlés, dans l’immensité tranquille de l’océan ou dans le creux d’une dune, indifférenciés et pourtant uniques.
Ainsi va la vie : une étreinte éphémère, un instant de chaleur avant que le temps ne nous emporte ailleurs. Et c’est peut-être dans cette fugacité même que réside toute sa beauté.
Chermed 25.
C'est triste de songer que la nature parle et que l'?tre humain n'?coute pas .Victor Hugo . 😆
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