Bonsoir Antoine
Il est vrai que les « conseilleurs » ne sont pas de bons payeurs !
Tant il est vrai que « les leçons… » ,au sens large, ne sont jamais suivies …
(Exemples de terribles faits passés de l’Histoire qui se répètent à l’infini.)
Sous couvert d’humour, à te lire,
il semble que certains auraient oublié de balayer devant leur porte !
Et la confiture, ça colle !!
Que ta soirée soit plus sereine !
Amitiés
Nat
:clindoeil:
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Un conte :
Pas de confiture mais des plumes de toutes les couleurs … !
Le corbeau qui voulait devenir populaire…»
« Il était une fois un corbeau aussi noir que la suie, doté d’un regard vif,
d’une voix pareille au timbre d’une cloche fêlée et de bien mauvaises habitudes.
Il voulait devenir un oiseau populaire et important,
aussi prenait-il soin de se montrer toujours très poli
et attentionné auprès des oiseaux de haut rang,
de croasser haut et fort à leurs mauvaises plaisanteries
et de les complimenter sur leur apparence, si terne fût-elle
Beaucoup, beaucoup trop souvent, il était enclin à piétiner les moineaux
quand il rendait visite aux aigles influents,
et fut tout surpris à la fin de s’apercevoir qu’en dépit de tous ses efforts,
il demeurait un corbeau des plus ordinaires.
Un jour, il apprit qu’il allait se tenir un concours pour élire le plus bel oiseau,
et il décida qu’il serait le » Gagnant « !
Bien qu’il fut plutôt quelconque, il n’était pas dépourvu d’idées, derrière cet œil brillant.
Il se mit à suivre les oiseaux les plus colorés,
ramassant les plumes que ceux-ci semaient négligemment dans leur sillage.
Les moineaux étaient intrigués mais gardaient leurs distances,
craignant de laisser leurs propres plumes entre les pattes de ce collectionneur avide.
Chaque soir, dans son nid, le corbeau nettoyait et lissait ses trophées,
il les classait par taille et par couleur, et jetait ceux qu’il jugeait sans éclat ou trop endommagés.
La veille du concours, il inséra soigneusement les plumes sélectionnées dans son propre plumage.
Rayée ou mouchetée, marbrée ou tachetée, il disposa chacune d’elles
de manière à créer un arc-en-ciel de couleurs chatoyantes,
aussi ordonné et parfait que s’il avait été l’œuvre de la nature.
Comme il avait bel air dans cette livrée volée !
A présent, c’était son tour de briller.
Ébouriffant leur superbe plumage et bombant le jabot, les concurrents se pavanaient,
et le corbeau se pavanait parmi eux, plus fier qu’un paon,
captivant l’attention des juges d’un battement de sa queue d’emprunt.
Qui dans le public pouvait résister à cet oiseau resplendissant.
Le résultat du concours ne faisait aucun doute.
Le corbeau était sans conteste » le plus beau de tous ».
Soudain, un brouhaha monta de l’assistance, se répandant parmi les spectateurs et les concurrents.
Chacun se mit alors à reconnaître quelque chose de familier dans les motifs et les couleurs du fringant volatile,
et s’empressa de récupérer son bien,
laissant bientôt le tricheur fort déplumé, terne, quelconque et tout hirsute.
Privé tout à la fois de sa tenue d’emprunt, du prix du plus bel oiseau,
d’un public à séduire et d’amis importants,
sans rien de remarquable à dire ou à être,
il ne lui restait plus que lui-même pour seule compagnie.
Et de quoi réfléchir longtemps.
Le plumage ne fait pas l’oiseau …
Le souci de sa propre image,
voilà l’incorrigible immaturité de l’être humain …
Restez vous-même …
L’être humain a d’autant plus de talent
quand il n’a pas recours à de vains artifices. »
Les haillons de l’amour ne se reprisent pas .
Nataraja.