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Sujet
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ARACHNIDES
Laissez couler vos mots comme un ru qui serpente
Il connaît la vallée, aime même les fleurs
Et s’en va chantonnant au gré de la descente
Le poète et le ruisseau ont en commun les pleurs.L’un appelle les ondes ou les âmes limpides
Qui pénètrent les troncs et redonnent la vie
L’autre offre un lit mouvant qui joliment les guide
Vers les champs assoiffés au bord de la survie.Ne vous-étonnez point presque tout est mystère
Et de là serait née je crois la poésie.
La vocation vient, ses hommes sont des hères
La course vers la gloire est pour eux frénésie.Ne vous étonnez point, je ne dis des mensonges
Lisez les anciens, ils avaient porté des charges
Aux lueurs des bougies ont tressé d’amples vers
Sur les bleus océans et les espaces verts.La rime, on ne l’écrit pas pour être célèbre
Louanger les puissants, et émerger d’une ombre
Est vil et maladroit. Dire la vérité
Est le sens recherché avec honnêteté.On écrit jusqu’au jour du soupir dernier
Lorsqu’on ne sera plus, fouillez nos greniers
Vous y trouverez l’or qui a perdu sa cote
Et des arachnides avec art qui tricotent.
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