Oasis des Artistes

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

ARBRES

  • Ce sujet contient 3 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par isabelle, le 06-06-2024 21:56.
Vous lisez 3 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #3517221
      Sybilla
        • Sujet: 5464
        • Réponses: 79667

        Bonsoir Cher Ami poète Olivier,

        De superbes quatrains en alexandrins pour rendre un merveilleux hommage à cet arbre majestueux !

        Belle soirée Cher Ami poète Olivier !
        Toutes mes amitiés
        Sybilla

        Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
      • #3517550
        Mascotte d'Oasis
        Ancielo
          • Sujet: 847
          • Réponses: 8953

          Très apprécié.

        • #2712316
          ELTEOR
            • Sujet: 1948
            • Réponses: 260

            Arbres

            Quoi de plus beau qu’un arbre multi-centenaire
            Étalant ses branches aux cieux, en paratonnerre
            Tu imposes un grand respect, par ta hauteur
            L’homme est bien petit devant le créateur

            Si j’étais roi des forêts, je serais un Chêne
            Fier et droit, quand la tempête se déchaîne
            Combat de Titans, luttant, je prendrais racine
            Me débarrassant de ces néfastes toxines

            Je n’aurais pas peur de mon funeste ennemi
            Le bûcheron ! Je compterais sur toi, mon ami
            Car c’est ton intérêt, à protéger ma vie
            Sans plantes, végétaux, je crains pour ta survie

            Au-delà des mois, au-delà des ans, du temps
            Quand le soleil d’été commence à décliner
            Que ses rais incarnats rasent l’eau d’un étang
            On aperçoit au loin, l’horizon patiné

            Aux premières lueurs du jour, les rayons
            Chauds, amicaux de l’astre d’automne tutoient
            Le faîte des arbres, qui portent des haillons
            Sur le dos, les feuilles mourantes dans le bois

            Sur ce tapis d’humus, au printemps renouveau
            Sortiront de terre, de leur morne torpeur
            De tendres fleurs qui montreront aux baliveaux
            Par leur fraîcheur, un tableau de douce candeur

            Entendre la forêt qui appelle au secours
            Quand un vent fort fait pleurer les arbres d’émoi
            Et ressentir craquer le bois au souffle court
            Je ne peux supporter un tel effroi en moi

            Regarder les chênes centenaires ballotés
            En tous sens, leurs branches faisant des battements
            Désordonnés, voir la tempête crachoter
            Les rameaux arrachés du tronc brutalement

            Leurs racines profondes s’accrochent à la terre
            Telles les griffes d’un rapace sur sa proie
            Que faire contre les éléments, un cratère
            S’ouvre quand l’ouragan se met en grand arroi

            La forêt est vivante, elle parle la nuit
            Aux arbres et aux animaux, car elle s’ennuie
            Les hommes ignorent qu’elle sait penser et réfléchir
            Ils ne voient que du bois, un sol à défraîchir

            Au début, peu de chose, juste un petit gland
            Seul en cet endroit qui n’était pas rutilant
            Des plantes, des fleurs, enfin quelques arbrisseaux
            Semés avec parcimonie près d’un ruisseau

            Le temps faisant son œuvre, la graine germa
            Laissant apparaître, malgré les aléas
            Au printemps, le visage vert d’un futur chêne
            Et il trembla que la tempête se déchaîne

            Au fil des années, il grandit, devenant beau
            Et fort, un jour de grand vent se posa un corbeau
            Sur ses branches, il tenait dans son bec, un fruit
            Qu’il laissa tomber car effrayé par un bruit

            Scénario se répétant plusieurs fois
            Notre ami qui était esseulé autrefois
            Devint le seigneur majestueux des lieux
            Sa cime touchait le domaine des dieux

            De tous les alentours, on venait l’admirer
            Les villageois dansaient, riaient lors des soirées
            D’été, il en était fier de ce succès
            Mais il avait peur des humains, de leurs excès !

          • #3517694
            Mascotte d'Oasis
            isabelle
              • Sujet: 2648
              • Réponses: 13734

              l’arbre, les arbres…
              et tout ce poème pour les  » raconter  »..
              c’est magnifiquement mené…

              bravo

          Vous lisez 3 fils de discussion
          • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.