-
Sujet
-
(Suite)
[size=small][center]III
Lorsque l’automne vint, les feuilles se dessèchent :
Aussi la passion, et tout comme les fleurs.
Les jours devinrent plats, les nuits longues et rêches,
Et les heures n’étaient que livides torpeurs.Une étrange saveur sans âme et insipide,
S’ajoute à la langueur qui hante les contours.
Un fantôme invisible erre dans l’air humide
Des sentiers tordus des sombres alentours.Les pesanteurs des soirs, sur l’esprit, s’entassent.
Se remplissent, mes yeux, d’ombres et de clichés.
Je compte les pages des journées qui trépassent.
Comment peut-on rester seul sans l’être aimé ?À la nuit, je confie mes secrets et mes plaintes,
Au soleil qui s’éteint se joignent mes soupirs.
Les chants du rossignol devinrent des complaintes,
De languissants refrains troublant mes souvenirs.——-
Pour tous ceux que l’amour oublie,
Le mien n’eut pitié de moi.
Chaque fois que l’âme s’écrie,
Le cœur se remplume d’émoi.J’ai voulu taire ma tristesse,
Mais tout effort demeura vain.
Tout ce que je me dis me blesse,
Exhorte les douleurs sans fin.La vie est faite de malchance,
De désespoir et de tourment.
Elle n’est que maux et souffrance,
La page tourne lentement.——
…/…
[/size][/center]
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.


