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Sujet
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Ah ! Qu’il m’est doux, ce jour, en ce mois de décembre
D’aller vous rencontrer sur ce vivant marché.
Ce mois est bien plus froid que celui de novembre
Où la pluie qui tombait me forçait à la chambre
Ce qui me rendit, las, du coup fort empêché.Bien sûr qu’en mon logis je gardais le silence
Cachant sans trop bramer d’ineffables tourments.
Rien ne sert de clamer en bravant l’insolence
Quand il faut de son for, sans nuisible dolence,
N’exprimer le vrai fond qu’aux propices momentsVous fûtes, vous êtes et serez toujours mienne
Même si d’autres yeux vous ont fait doux regards !
N’ayant point pour aspect la mine bohémienne
Vous daubez tout transport d’allure draconienne
Et laissez tout galant coi car sans doux égards !Me faut-il vous parler du tréfonds de mon âme
Avec aménité quand s’approche le soir ?
Car mon esprit prétend vous prouver qu’il s’enflamme
Dès que vous paraissez sans reproche et sans blâme ?
Je n’ai vraiment jamais manié l’encensoir !C’est pourquoi j’aseptise ici toute parole
Distillant des propos de saine conception.
Je pleure et vous riez, chacun vivant son rôle
Dans le respect cordial rejetant tout contrôle.
Chacun rentre chez soi sans dépôt de motion.
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