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Sujet
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Laissez-moi vous conter le vrai fond de ma peine !
Je ne sais plus, du tout, par où bien commencer
Tant les maux inédits, quand je veux romancer,
Me dictent d’être digne en disant ma déveine.Soudain pris de remords je demande pardon
Aux êtres présentant une belle nature.
Je crois qu’il me faut donc modifier ma posture
Oublier le passé qui me met le bourdon.A genoux je m’obstine à citer les prières
Que l’on m’apprit jadis quand j’étais tout gamin.
Depuis lors j’ai foulé plus d’un ardu chemin
Sautant vaille que vaille un grand lot de barrières.J’ai vu dans ce passé tant de vainqueurs hâbleurs
Que mon for susceptible avait peur de son ombre.
Je ne puis aujourd’hui ressasser ce temps sombre
Où personne n’avait de sincères valeurs.Un beau jour j’ai foncé pour changer la tristesse
En bonheur tout nouveau vantant le calembour.
En me divertissant de trompette et tambour
J’inondai les abords de mots sans politesse.Je n’eus point de regret car le Monde est ainsi
Qu’il adule le fat qui se donne importance
Le sournois qui sourit en toute circonstance
Et délaisse le pieux qui se prend pour Messie.Vous qui passez par là sans souffrir la malice
Accordez à ce texte un juste sentiment !
Prêcher le faux, sans fard, est un avis dément,
C’est pourquoi vous devez appeler la police !
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