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*Chants de l’eau…* -Enter-poétique N°4 -sur un poème de S.Prudhommme.
Style proposé par André -ARobert13.Chants de l’eau…
Je n’entends que le bruit et les doux murmures
De la rive et, de l’eau symbole de fraîcheur,
Le chagrin résigné et si évocateur
D’une source qui pleure à l’ombre d’un coteau
Ou d’un rocher qui verse, en des éclaboussures,
Une larme par heure pour abreuver l’oiseau !
Et, le vague frisson frisant la chevelure
Des feuilles de bouleau dans le vent querelleur.Je ne sens pas le fleuve, en toute sa vigueur,
Entraîner le bateau dans ses viles profondeurs.
Mais c’est le bord fleuri, fêtant le renouveau,
Qui passe, et je demeure ; Beau mais fragile cadeau !
Et dans le flot profond, aux prémisses du soir,
Que de mes yeux j’effleure, je perçois des zébrures.
Le ciel bleu renversé, comme dans un miroir,
Tremble comme un rideau irisant sa diaprure.On dirait que cette onde accueillante et docile
En sommeillant serpente, bruissant tout à loisir,
Oscille et ne sait plus, à quelque fin, choisir
Le côté de la pente qu’un lilas agrémente.
Une fleur qu’on y pose, d’une main malhabile,
Hésite à le choisir. Sera-t-elle imprudente ?Et, comme cette fleur, prête à être cueillie,
Tout ce que l’homme envie de pimpante nature,
Peut se venir poser, telle riche enluminure,
Sur le flot de ma vie où trône la poésie…
Sans désormais m’apprendre, de tout mon avenir,
Où penche mon désir à se laisser séduire….SH (Nataraja)
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Précision donnée par André -ARobert13 qui a créé ce style :
Particularité :
« En lisant simplement les seuls premiers hémistiches de gauche
de cet exercice de style, le poème original réapparait.
En le lisant en entier, une nouvelle lecture se révèle. »————————————
Poème original De René-François Sully Prudhomme (1839-1907)
Sur l’eau
Je n’entends que le bruit de la rive et de l’eau,
Le chagrin résigné d’une source qui pleure
Ou d’un rocher qui verse une larme par heure,
Et le vague frisson des feuilles de bouleau.Je ne sens pas le fleuve entraîner le bateau,
Mais c’est le bord fleuri qui passe, et je demeure ;
Et dans le flot profond que de mes yeux j’effleure,
Le ciel bleu renversé tremble comme un rideau.On dirait que cette onde en sommeillant serpente,
Oscille et ne sait plus le côté de la pente :
Une fleur qu’on y pose hésite à le choisir.Et, comme cette fleur, tout ce que l’homme envie
Peut se venir poser sur le flot de ma vie
Sans désormais m’apprendre où penche mon désir.Les haillons de l’amour ne se reprisent pas .
Nataraja.
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