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Sujet
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Chercheur d’oasis
J’habite un grand désert qui forge du silence
Alentour d’un erg nu, pays des grandes absences
Chez-moi, c’est la lenteur qui rythme la pensée,
La liberté du pas, le chaos inversé.Je n’ai pas le savoir mais des idées bien claires
Mes écrits sont des cris, mon cri n’est pas pour plaire
Non plus pour assourdir mais pour trouver raison.
Chez vous, je sais, c’est l’art, le baume des guérisons.Exfiltrez-moi de là, mes mots font un déluge
Je suis poème-jour, vous êtes mon refuge,
Je n’ose me vanter,mais dis des vérités
Nées de mon long passé, de ma crédulité.Le silence m’y pond ses rimes alexandrines
Empruntant des accents aux sonorités fines
Quand se lève le vent soulevant brusquement
Des colères enfouies, des douleurs ressurgies.J’habite un grand désert, une contrée lointaine,
Désolée qui attend une envolée prochaine
D’un grand chant troubadour inspiré par le vent
Au souffle propageant des mots en vers fervents.Nomade par essence arpentant les distances
Chercheur d’oasis parsemées dans l’errance
Je viens sur vos écrans assister aux forums
Pour diluer ma peine atteignant son summum.Vous, vous avez des fleurs; moi des roses de sable
Elles sont les résidus des temps non mémorables.
Virulent réfracteur de la banalité
Je veux bien savourer l’originalité.
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