-
Sujet
-
Je te sentais partir déjà depuis deux ans
Enfin tu m’as quitté et moi qui t’aimais tant !
Tu ôtais à chaque aube un mot et un sourire
Notre lien s’érodait, tu n’osais pas le dire.Et quand tout s’est terni dans tes yeux baladeurs
J’ai compris qu’un soleil se mourait dans ton âme
Et que notre amour hélas n’est plus qu’une lueur
Un foyer agonisant où s’essoufflaient nos flammes.Reviens Leila, reviens, au nom d’Aimer reviens !
Mon cœur blessé gémit ne trouvant plus le tien
Tout mon être s’éteint comme une ombre errante
Qui court hélas après ton erre étincelante.Je suis un abandon vivant dans un néant
Un malheureux destin, un désespoir béant
Un si profond désert sans nulles retrouvailles
Une nuit infinie où l’ennui amer bâille.Vois-tu Leila sans toi ce qu’est mon univers
Une mer de chagrin et un débit de vers
Où mon désarroi sert des strophes d’amertume
Comme si ma complainte écrit avec ma plume.Reviens Leila reviens, refais une raison
Je t’ouvrirai mon cœur et ample ma maison
Je mettrai des éclats dans notre réverbère
Plus rien, en moi, en nous, ne pourrait te déplaire.Reviens avec espoir de ce quai incertain
Vers le notre, rêveur, un si joyeux matin
Les moineaux ont niché sur le toit qu’on habite
Et un petit printemps clandestin nous invite.Dans son jardin secret survit notre passion
Mille roses écloses étalent leurs pétales
Espérant ton retour avec vives émotions
Reviens vite, Leila, sans haltes et sans escales.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.




