Oasis des Artistes

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Contre l’oubli REPOST

  • Ce sujet contient 3 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Fran?ois, le 09-01-2015 21:23.
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    Messages
    • #2944357
      Plume de diamant
      ★★★★★★
      cyrael
        • Sujet: 4849
        • Réponses: 48873

        remerciements

        [url=http://www.servimg.com/view/11263189/13422][/url]

        l'Amour rayonne quand l'Ame s'?l?ve, citation maryjo
      • #2944385
        richard gabrieli
          • Sujet: 230
          • Réponses: 4253

        • #2637394
          CHAREF
            • Sujet: 527
            • Réponses: 3389

            [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=751330vislibertedexpressionengagem.jpg][/url]

            L’ hymne à la liberté par Amina, Rachid et Charef

            Rachid :
            J’étais là quant la terre a mis bas,
            Fendue par le cimeterre
            De notre élan immature,
            En offrant au monde
            Une hideuse créature
            Qui dévala telle une fronde
            Entre les cuisses de notre désinvolture ;
            Et sur son passage, éclaboussa les rivages
            De notre Histoire
            Sombrant dans un gouffre noir
            Nos rêves de verdure.

            Amina :
            J’étais seule, et il faisait nuit
            Je pensais au temps qui fuit
            En fixant le ciel, cet espace infini
            Où les astres de leur lumière intense scintillent
            Je sentais ma vie s’évanouir dans l’ombre du passé
            Et tous mes rêves de jadis, à jamais effacés
            Un air de tristesse et d’angoisse m’envahit
            En pensant à tous ces êtres à qui on a volé la vie.

            Charef :
            Une bombe a éclaté au marché

            Rachid :
            J’étais là quant le ciel a vomit
            Des averses rouge sang
            Aux rafales plus tranchantes
            Que des hallebardes,
            Plus douloureuses que mille échardes ;
            Et la crue inonda nos souvenirs,
            Étouffant notre passé et notre avenir
            Et du présent
            Ne resta qu’un instant d’attente,
            Dans une froideur inquiétante,
            De la prochaine goutte qui suit…
            La précédente.
            De souffrance ou de délivrance ?
            Cela, peu importe !
            J’étais là quant le soleil a boudé
            Les cœurs des Hommes
            Ses rayons ricochaient inlassablement
            Sur les nuages difformes
            Et sur l’épaisse aura
            De la peur et de la haine
            Au dessus de nos âmes lourdes.
            Et la voie lactée
            Un labyrinthe, était devenue,
            Une barrière infranchissable
            Où nos prières butaient,
            Puis s’effilochaient, déçues, Dans l’inconnu.

            Amina :
            Ces monstres, ont- ils un cœur, ont-ils une âme ?
            Ou sont- ils de véritables robots infâmes
            Dirigés par des diables évadés de l’enfer
            Venus prendre et envahir notre univers ?
            Cruelle réalité qu’on vit et qu’on déplore
            Et qu’on nous prie d’oublier, sachant qu’ils ont tort
            Cet oubli ne serait – il pas une offense
            Pour tous ces morts, victimes de la violence ?

            Charef :
            Savez-vous qu’habile mécanicien
            On m’a amputé des deux mains ?
            Savez-vous que la plupart des blessés
            Sont des enfants déshérités
            Qui pour survivre vendent des sachets ?
            Savez-vous que promise à fonder un foyer
            J’ai le cœur brisé et le visage calciné ?

            Rachid :
            J’étais là quant la bravoure a pris la fuite
            En effaçant ses traces
            En s’accrochant à la dernière âme intrépide
            Fauchée par un sort
            Qui se pavanait orgueilleux
            Parmi les êtres lâchement soucieux
            De leur luxe et cloîtrés chez eux
            Se bouchent l’ouïe
            Et se crèvent les yeux
            Aux cris de la nuit
            D’un voisin ou d’un ami
            Traîné vers l’autel par des fous de Dieu

            Amina :
            Quel dommage ! Que ta bêtise, Ô ! Homme vil,
            Mette ton peuple et ta terre en péril
            Cette mère nourricière qui mérite ton respect
            Pour laquelle de Grands Hommes ont tout sacrifié
            Quel dommage ! Que tu deviennes muet
            Et communiques avec le feu et l’épée
            Et que tu fasses du Mal, ta seule idéologie
            Et prennes en otage la liberté d’autrui.

            Charef :
            Savez-vous que le tissu que j’ai acheté
            Pour les fiançailles de cet été
            A servi de linceul
            Pour ma dépouille mortelle?
            Savez vous que lorsque mon bourreau
            A tiré la lame de son fourreau
            Sa main maculée de sang a tremblé
            Troublé par mon sourire de bébé?

            Rachid :
            Oui j’étais là…
            Et je le suis toujours
            Et aujourd’hui, j’interpelle,
            Agenouillé devant la stèle
            Du tombeau de ma vie qui fuit,
            Dieu, parce qu’il n’y a que lui,
            De me frapper d’amnésie,
            De m’offrir une deuxième chance
            Et jouir d’une nouvelle naissance
            Pour que les rires remplacent les cris,
            Pour que l’amour soit
            Un honneur et une joie,
            Pour que la Justice et le Droit
            Entre les Hommes régissent en Loi
            Et que l’étoile, le croissant et la croix,
            Et toute croyance,
            Toute foi,
            soit une raison pour s’aimer
            et non un prétexte pour
            qu’on guerroie !

            Chaque homme porte en lui l'enfant qu'il ?tait

            Charef

          • #2944518
            Fran?ois
              • Sujet: 300
              • Réponses: 49951

              Bonsoir guepard, très beau trio contre la bêtise

              Amicalement

              La po?sie, c'est comme la cuisine, le mot faitout

              00063312-1

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