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Sujet
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Vous voilà revenue avec tant de beaux vers
Que le Monde incertain, insensible aux revers,
N’entend plus que vos mots en diserte faconde
Prouvant à ce sain lieu votre sobre intention !
On ne saurait montrer sans sotte prétention
Que l’on a le culot de prose aussi féconde.Cherchez bien, sans faiblir, dans les moindres réduits,
Vous y verrez béats quelques gaillards séduits !
Iceux lors s’avoueront friands de la mouture
Qui, sans grandiloquence, étale à tous les vents
Des plis en doux versets issus de vieux couvents
Et qui forment, depuis, votre sainte culture !Et pourtant je succombe avec pieuse pudeur
Au désir de bretter en réelle candeur.
Dites-moi, sans tarder, si ma vilaine audace
Fait de moi le malfrat qui manque de respect
Voulant se comparer avec le vil aspect
Du gars qui garantit avoir pleine besace ?
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