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Sujet
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Un jour j’ai ouvert le tiroir
Du vieux bureau dans mon grenier.
Sur le buvard de l’écritoire
Retenus, comme prisonniersDes mots écrits à l’encre noire.
Je les ai lus jusqu’au dernier
Et mis en vrac dans ma mémoire
Ces vers sans ordre et dérisoires :Col marin, café, patinoire
Jupons de satin , balançoire
Reflet du miroir de l’armoire
Sourire jaune et regard noirÔ beau visage Ô ! beau minois
Robes du soir et bas de soie
Passe un pull, enfile un peignoir
Le temps défile au dévidoirIl faut vider le vieux pressoir
Fin de vendange en ce terroir.
La lavandière dans le lavoir
Rythme le chant de son battoirDis-moi buvard sécherais-tu
Comme la lessive au séchoir ?
Turlututu chapeau pointu !
Crie le poète au désespoir.Mais les faits sont vraiment têtus.
Ici se termine l’histoire
Qui est gravée dans mon grimoireJe fais place au réquisitoire
Passe du passé au prétoire
Et m’en vais boire un café… noir.Jacques BASCHIERI ©
"Ce qui a le moins vieilli en moi c'est ma jeunesse"...Et il escaladait l'échelle qu'il avait appuyée ? rien pour aller marier une girouette au vent .
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