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Sujet
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De l’éphémère à l’infini
Le monde est endormi, je marche en silence
Mes pas dans la glaise se perdent en chemin
Au bout duquel je devine la mer immense
Le soleil m’apaise et c’est un nouveau demain
Lancé d’un jet, comme un sort, au charme éphémère
Qui m’invite à remplir cette page en jachèreJ’ai au bout de mes doigts un soupçon de Brésil
Une escale au parfum d’un été ancien
Ce goût de sel qui reste imprégné de l’exil
D’arômes épicés récoltés en voyage
Et, souvenir nacré d’un sable blond lointain
Dans mon sac de marin je garde un coquillage.Quand les jours passeront au tempo de l’hiver
Bercé par le Zéphyr, ce beau chant de la mer
Qui fait danser la vague et qui grise la lune
Sans pensée, au clair de la terre et sans rancune
Résolu dans mon âge et pas trop affaibli
Lorsque je serai loin, peut-être dans l’oubliJ’ignorerai ce sablier sur les parois
Duquel coule indolent, le temps restant à vivre.
J’embarquerai léger, sans craindre les vents froids
J’écrirai le mot fin et fermerai le livre.© Jacques BASCHIERI
"Ce qui a le moins vieilli en moi c'est ma jeunesse"...Et il escaladait l'échelle qu'il avait appuyée ? rien pour aller marier une girouette au vent .
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