Oasis des Artistes

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

E S P A C E

  • Ce sujet contient 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Sybilla, le 09-03-2024 21:12.
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    • #2709935
      ELTEOR
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        Ma perdue

        Bien-aimée, mon abandonnée, ma perdue
        Je t’ai laissée là-bas au fond d’un sarcophage
        Dans le mausolée, je suis entré, je t’ai vue
        Ton corps sauvé, de l’appétit des nécrophages

        Merveilleusement, inimaginablement
        Incroyablement belle ! A vouloir te montrer
        A la terre et à l’univers, juste un moment
        Puis m’enfermer avec toi et te regarder

        Endormie sur ce lit, depuis l’éternité
        Tu attendais dans le froid glacial du temps
        Et moi, je m’incline, devant tant de beauté
        Je pense à ses amants, Roméo et Tristan

        Je ne peux pas subir ce drame perpétuel
        A ne pouvoir te réveiller, te redonner
        La vie, de cet amour galactique et charnel
        Que la mort me tue, pourras-tu me pardonner

        Dans un lointain futur, sortant de leur vaisseau
        D’argent, de valeureux conquérants de l’espace
        Découvriront, sur l’astre mort, de leurs faisceaux
        Deux corps nus, protégés dans une carapace

        Deux êtres enlacés, dans la mort, l’éternité
        Un homme et une femme, amants pour l’infini
        Un amour magnifique dans la Voie lactée
        Ils ressentiront à les voir, de l’harmonie

        Et ils prendront délicatement les défunts
        Pour les mettre ensemble, à tout jamais réunis
        Dans un astronef, pour un voyage sans fin
        Rejoindre les Dieux sous des cieux bénis

        A travers le temps et le cosmos, on chantera
        Partout dans les galaxies, ce divin récit
        Et les conteurs de leurs doux mots, dans l’agora
        Parleront de toi et moi, dans leurs prophéties !

        Pêcheurs d’étoiles

        Dans les champs astraux, les laboureurs des cieux
        Jettent leurs filets, ils attrapent des étoiles
        D’argent et des météores capricieux
        Puis les transbordent dans leurs vaisseaux sans voiles

        Quand la pêche prend fin, ils retournent chez eux
        La cale est pleine, ils vont vendre leur cargaison
        Sur de lointaines planètes, de courageux
        Fermiers, vont les semer, planter, à foison

        C’est comme çà, que la vie est née dans les mers
        Quelques graines germées, de la lune et du soleil
        Un peu d’eau du cosmos et un souffle d’éther
        La nature se réveille d’un long sommeil.

        Dans l’espace profond, au fond de l’univers
        Il se peut que des êtres, au regard curieux
        Rêvent de venir et découvrir notre Terre
        De comprendre ces habitants mystérieux !

        Perdu dans l’espace !

        Hors du temps ! Hors de tout ! Accroché au néant
        J’ouvre les yeux, où suis-je ? Quel est le problème ?
        Je transpire d’angoisse, sur quel océan ?
        Des perles de peur coulent sur mon visage blême

        Tout est clair, net comme un cristal, je suis perdu
        Egaré dans l’espace, vide sidéral
        Je crie à en percer les poumons, c’est foutu
        Je vais crever ! Dans cet univers abyssal

        Je regarde par instinct, mon ordinateur
        Je me mets à pleurer, à jurer, quel malheur
        Ce n’est pas vrai ! J’ai dormi, il y a erreur
        Le cadran indique cent cinquante ans, douleur !

        Je deviens fou ! Effaré ! Merde ! Pourquoi ?
        J’ai envie de gerber, car ils sont tous morts
        Un sommeil de cent ans, plus rien devant moi
        Que des ombres, j’ai soudain des remords.

        Mes compagnons sont-ils vivants ? Et je panique
        Je sens sur tout mon corps et sortir de ma peau
        La poisse, j’ai un besoin pressant, organique
        De vider mes entrailles, de tout ce chaos !

        Vais-je mettre fin à mes jours ? Pour en finir
        Comment lutter dans ce froid ? Abandonné
        A tout jamais dans le cosmos ! Faut alunir
        Sur la planète, des singes ! Je suis damné !

        La rencontre

        Et le temps se figea en un silence total
        Mon corps flotte dans l’espace noir, sidéral
        J’ai peur ! De mourir dans ce froid de pur cristal
        Soudain je vois venir une ombre minérale

        Mon cerveau s’affole, je suis tout en sueur
        Je panique et je crie, pleure de terreur
        Des larmes de sang coulent, est-ce un tueur ?
        El il s’approche lentement, c’est une horreur

        J’ouvre les yeux, je reçois l’esprit vidé
        De l’étrange inconnu, des rêves, idées
        Images mentales, flux venant du passé
        Présent et avenir, j’ai mal de ces pensées

        Mon enveloppe corporelle est attirée
        Vers un vaisseau géant, je glisse, sidéré
        J’entre, mon regard se porte sur l’entité
        Il n’est pas humain, je le crains, en vérité

        Il parle dans ma tête, des sons si sereins
        Sa voix douce me calme, me rassure enfin
        Qui es-tu mon ami ? Je viens de la Terre
        Il me dit qu’il se dirige vers Jupiter

        Pourquoi m’avoir sauvé, du terrible destin ?
        Qui était le mien ! J’ai prié par instinct
        Mais sans aucun espoir et toi, tu es venu
        Me chercher, me souhaitant la bienvenue !

        Je ressens en lui, des sentiments de chagrin
        Il me prend la main de ses longs doigts ivoirins
        Et n’ose pas m’annoncer, de façon très nette
        Qu’il n’y a plus d’hommes vivants sur ma planète

        J’ai comme un vertige, perdu dans l’univers
        Une relique d’un monde, à mettre sous-verre
        L’être exprime quelques mots par télépathie
        Tu es des nôtres maintenant, par empathie

        Je remercie mon hôte, de son bienfait
        Je lui dois ma survie, je le suis au buffet
        Il me montre les mets, de drôles spécimens
        Voulez-vous goûter, de la viande humaine !

        Voyage galactique

        Une douce musique envahit mon esprit
        Et le rêve sonore inonde les pensées
        Suis-je ici ou ailleurs et l’allégorie
        Se répand dans le corps d’un mystère insensé

        Hors de tout, hors du temps, je flotte dans l’espace
        Soudain silence total, je vois devant moi
        Un être surgissant du néant, carapace
        De lumière, il sourit et rit à-la-fois

        D’un geste lent et délicat, me tend la main
        Il parle mais aucun son ne sort de ses lèvres
        Et je comprends ses mots qui m’apaisent enfin
        Il veut aider l’humain, à la grâce mièvre

        Je suis perdu dans cet univers galactique
        Le regard ébahi devant tant de beauté
        La féerie qui m’entoure, le fantastique
        Canevas d’étoiles d’un décor enchanté

        Mon énigmatique ami me mène au fin fond
        Du cosmos, nous arrivons devant de grandes portes
        Qui s’ouvrent, à l’entrée, nous attend un griffon
        Car l’animal suit de près, une femme accorte

        Nous entrons dans un palais de glace et de feu
        De chatoyants tableaux sont accrochés aux murs
        Je reconnais l’endroit, le domaine des Dieux
        Tout est calme et serein, pas l’écho d’un murmure !

      • #3501494
        Sybilla
        Maître des clés
          • Sujet: 5464
          • Réponses: 79667

          Bonsoir Olivier,

          Superbes poésies séquentielles qui emportent dans un autre univers en te lisant !

          Belle soirée cher ami poète Olivier !
          Toutes mes amitiés
          Sybilla

          Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
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