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Sujet
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Il s’appelait Aïda, mon premier émoi
Moi encore garçon, elle, belle fillette
Une charnelle envie, ma première foi,
M’apprit trop tôt, ce qu’est le feu d’une amourette.Précoce sentiment, curieuse attirance
Mon cœur devint une houle d’océan
J’entendis un tic tac frêle d’une balance
Et mon âme devint un grand portail béant.Je la voulais Aïda comme un jouet d’enfant
C’était l’amour naissant, la graine d’espérance
Qui, trompée de saison, un jour époustouflant
Déjà pressé de vivre une étrange romance.Mais l’âge eut raison de ce songe passager
Aïda est aïeule et moi un père fidèle.
Le destin décida pour elle un étranger
Et pour moi Leïla ma femme actuelle.Pour plaisanter, je dis : « si j’avais fait bon choix
Je serais plus heureux sans nulle remontrance,
J’avais l’œil sur Aïda, il a viré vers toi ».
Je vois sa jalousie user son assurance
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