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Sujet
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EXODE
Nous marchions dans la nuit
Sombre colonne d’ombres
Comme de l’eau qui fuit
Et nous étions sans nombre
Ne voyions pas les Autres
Mais sentions leur présence
Comme une longue absence
Personne ne parlait: avions-nous la parole ?
Etions-nous embarqués? Drôle de jeu de rôles
Sous nos pieds nous foulions
Lits de galets glissants
Et grands tapis de mousse
Quelque fois même rien
Pourtant nous cheminions
Quelqu’un a pris ma main
Quelqu’un? Plutôt quelqu’une
Nous cherchions des aurores
Trouvions des aubes grises
Des lunes maléfiques révélaient troncs figés
Tendus toiles d’usnées et fils des arachnides
Forêts d’ombellifères sur marécages bleus
Entendions étouffés sonner le chant des harpes
Battements assourdis, aux échos caverneux
Avant que ne revienne la chape du silence
Qu’avions-nous fait aux Dieux
Pour être ainsi traités
Nous étions condamnés
Poussés par cette idée
Trouver sources du Nil
Voguer nef du Levant
Jusqu’à la dernière ÎleDans la nuit nous marchions
Nous étions la LégionDes lèvres sur mon front
Une main sur ma joue
Un œil précautionneux
Le jour, tendre présence
Je ne saurai jamais
Ni quand, ni où allions
Quant à dire comment
Demandez donc au ventLes sentiments, la vie, des tarots sont les lames
A l’onde poésie, voici mes états d’âme…
Au diable la pudeur, ce que je n’ai su dire, maintenant je l’écrisParceval
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