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Extrait de : Une vie, ma vie… premier mariage

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      Renard Maurice & Martine la po?tesse
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        On oublie tout et on recommence
        Suite à mes histoires de coucheries dans ma dernière place du côté d’Orléans, il me fut difficile de reconquérir le cœur de ma fiancée mais, enceinte de quelques mois, elle dut se résoudre à pardonner et à se laisser passer la bague au doigt.
        A cette époque, je travaillais à Vierzon dans une usine de construction de ponts roulants et de translateurs dont le siège était à Orléans.
        Comme nous logions chez les parents de ma femme, je demandai à mon chef mon intention de me faire muter sur Orléans.
        Ma demande fut acceptée, et on me logea même dans une maison de fonction, tout près de l’usine.
        Jeune marié avec un enfant, pas de loyer (juste les charges à payer), cela commençait bien.
        Nous étions à l’approche de Mai 68.
        J’assumais assez bien ma nouvelle fonction d’électricien d’entretien, voici d’ailleurs quelques souvenirs de cette période.
        – Dans l’atelier de fonderie, le responsable de la chauffe me demanda pour dépanner un monte-charge prévu pour alimenter un haut fourneau.
        Je me rendis sur place avec un nouvel embauché. Le responsable du four m’expliqua:
        -« Tu vois maurice, une fois le panier chargé, avec cette télécommande, je lance le cycle et en principe, le monte-charge démarre tout seul jusqu’à hauteur de la gueule du four et se renverse dans le brasier. Depuis ce matin, impossible de démarrer la séquence, alors qu’hier soir tout marchait très bien ».
        J’avais remarqué à mi-hauteur du parcours, des fins de courses sur les rails qui devaient êtres grippés, et bloqués dans la mauvaise position empêchant ainsi le fonctionnement normal de la séquence automatique.
        Nous vidions le panier et je montai dedans avec le nouveau. A l’aide de la télécommande manuelle, je montai à hauteur des fins de courses supposées défectueux. En effet, dès que je les eus remués un peu, tout se remit en ordre; la séquence automatique se déroulant correctement.
        Mais voilà, la manette pour tout stopper était restée en bas, le responsable de l’atelier me faisant entièrement confiance était reparti à d’autres tâches,
        Crier n’aurait servi à rien, car le bruit ambiant dans une fonderie est assourdissant.
        Nous montions lentement vers l’enfer, la séquence reprenant son cycle normal.
        Arrivé en haut, le panier devait se renverser tout seul dans le brasier.
        L’inconvénient majeur était que cette fois le chargement n’était pas des pièces de ferraille, mais deux types qui, si rien ne se passait allaient vers une mort certaine. Quelques secondes encore, et tout serait fini.
        Mon chef, cherchant Renard dans toute l’usine pour voir comment il s’y prenait avec le nouveau m’avait enfin trouvé dans cette fonderie.
        Arrivant juste quand je montai dans le panier, anticipa la suite et, le temps qu’il se jette sur l’arrêt d’urgence obligatoire (merci le bureau Veritas), le chariot était en train d’amorcer le basculement et la descente aux enfers.
        Déjà la chaleur du four nous caressait le visage quand tout s’arrêta net.
        Il ne nous fallut pas longtemps pour redescendre par les poutrelles comme des acrobates. Le chef me souffla une bonne engueulade que je méritais largement.
        Une autre histoire se passa dans cette fonderie:
        – Le responsable en chef, en fin de carrière devait être remplacé. Trois postulants étaient prévus pour prendre sa suite.
        Un des trois, connaissant malheureusement la mentalité des deux autres, déclara forfait, et se mit hors course.
        Des deux restants, le plus malin invita son rival un midi au restaurant et le fit boire plus qu’il n’en fallut pour, qu’à la reprise de l’après-midi le directeur passant par là vit notre pauvre victime en état d’ébriété.
        -« Vous voyez bien M le directeur que cette personne ne peut prendre le commandement de la fonderie, il est souvent dans cet état », se plut à dire le mauvais homme. Le directeur, écœuré par cette attitude, flairant le traquenard, rejeta la candidature des deux acolytes et se retourna sur le troisième qui n’y croyait plus, mais qui fut bien content en fin de compte de prendre le poste.

        Momo, ex b?b? Cadum, ancien beau gosse

        Maurice pour ses ?crits d'ancien marin de commerce
        D?clar? maladie de Charcot fin 2019, en fin de compte ce n'est qu'une neuropathie s?v?re &?volutive des membres inf?rieurs

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