Paroles: Edgard Favart. Musique: Pietro Codini, Julsam,
Femmes que vous êtes jolies !
Quand vous avez seize printemps
Et que vos grands yeux innocents
Sur chaque rose s’extasient !
Toutes les roses vous envient
Et le lys lui-même est jaloux
De la blancheur de votre cou !…
Femmes que vous êtes jolies !
Femmes que vous êtes jolies !
Quand vous portez un voile blanc
Quand vous prononcez en tremblant
Le mot qui pour pour toujours vous lie.
Et le soir, sous les draps blotties,
A la lueur d’un demi-jour,
Toutes frémissantes d’amour,
Femmes que vous êtes jolies !
Femmes que vous êtes jolies !
Quand près du berceau d’un enfant
Vous veillez anxieusement
Le front brûlant, l’âme attendrie !
Vous avez d’un ange qui prie
Le sincère recueillement,
Avec votre cœur de maman,
Femmes que vous êtes jolies !
Femmes que vous êtes jolies !
Quand vous apaisez les douleurs,
Quand votre main sèche des pleurs,
Quand vous donnez à qui mendie !
Et sous les balles ennemies,
Quand sublimes vous vous baissez
Pour soigner nos petits blessés,
et bon dimanche à toutes et à tous
Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)